Partager l'article ! Le silence des portables: Tout compte fait, être battu aux élections, c’est pour un élu une excellente et salutaire école d’humilité. ...
Tout compte fait, être battu aux élections, c’est pour un élu une excellente et salutaire école d’humilité.
Du jour au lendemain, on n’est absolument plus rien. On n’existe plus.
Plus de coups de fils, plus de mails, plus de demandes de rendez-vous, plus d’appels à l’aide : c’est le silence des portables.
Outre le soutien familial, précieux comme l’oxygène qu’on respire et si généreusement dispensé, seuls des amis fidèles envoient un petit mot ou téléphonent. Quelques uns m’invitent à déjeuner ou passent me voir. Nombre d’entre eux, je le sais, ont peut-être voté pour la liste victorieuse mais, heureusement, cela n’empêche pas l’amitié et tous ces gestes m’apportent un très précieux réconfort.
Lundi soir 10 mars, appel sur mon portable de Claude Médard, présidente de l’Union des commerçants de Versailles.
Avec cette femme souriante et inlassablement dévouée à la cause de « ses » commerçants, j’ai pu nouer une relation de travail quasi-quotidienne, amicale, chaleureuse et bien dense tant il y à faire pour venir en aide à tous les commerçants dans leur relation quotidienne avec l’Urbanisme.
C’est vrai que c’est difficile d’être commerçant à Versailles car la moindre intervention sur une devanture et le moindre projet de travaux à l’intérieur d’une boutique nécessitent l’obtention d’une autorisation administrative, le plus souvent accompagnée du visa de l’Architecte des Bâtiments de France. Je n’y peux rien, c’est la loi et il faut bien que je l’applique, même si, avec l’aide de Claude, j’essaie de le faire aussi souplement que cela est possible.
En tout cas, je tiens à dire que, comme tous les messages reçus depuis ces élections perdues, ce petit coup de fil si amical et si désintéressé que m’a adressé Claude Médard m’est vraiment allé droit au cœur.
Rédigé le dimanche 30 mars, mis en ligne le vendredi 27 juin 2008