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estructurer la gare ainsi que le quartier des Chantiers. Dès son accession au fauteuil de maire de Versailles en 1995, Etienne Pinte avait fait de ce dossier une priorité absolue. Il savait qu’il s’attaquait à forte partie tant l’entreprise s’annonçait enchevêtrée, difficile, et … politiquement périlleuse. Mais il savait aussi que l’intérêt public commandait d’agir.
Assurément, ce dossier est une clé incontournable de l’avenir de Versailles. Les enjeux se situent à hauteur de l’histoire de la cité royale : moderniser une gare pour la faire entrer dans le XXIe siècle, valoriser une friche pour y fixer de l’activité économique et pour revitaliser ainsi tout un quartier, désenclaver un secteur de Versailles pénalisé par sa géographie de cul-de-sac. En dépendent le mieux-vivre des habitants concernés et, aussi, une part déterminante de notre avenir commun à tous.
Un projet extrêmement complexe et pourtant conduit à son terme. C’était pour Etienne Pinte une sacrée gageure que celle de réunir autour d’un même projet des partenaires aussi divers que la SNCF, Réseau Ferré de France (RFF), l’Etat, des opérateurs de transports, des investisseurs privés et des collectivités territoriales. Il était par ailleurs logique que la mise en valeur de cette ZAC, ou zone d’aménagement concerté, fût confiée à un aménageur privé, celui-ci prenant à sa charge l’essentiel du risque financier tandis que, pour sa part, la Ville de Versailles jouait le rôle du chef d’orchestre.
Dix années de travail acharné. Sous l’impulsion d’Etienne Pinte, des élus, des fonctionnaires, des experts de la SNCF, avec des investisseurs, des architectes, des paysagistes, des bureaux d’études, ont accompli ensemble un vrai parcours d’obstacles : études en tous genres, choix d’un aménageur, passation de multiples protocoles entre les partenaires (SNCF, Etat, Syndicat des Transports d’Ile-de-France, etc.), création d’un pôle d’échanges multimodal, concertations et enquêtes publiques, adoption d’un nouveau plan d’urbanisme (PLU), nombreux recours, acquisitions de terrains, lancement d’un concours international puis d’un projet d’aménagement des étangs Gobert. Ouf ! Et encore, j’abrège.
Un visage du Versailles de demain. Une gare ferroviaire rénovée et agrandie, une gare routière toute neuve, près de 1100 places de stationnement, un nouveau quartier de vie avec un pôle commercial tourné vers les loisirs et la culture, un cinéma, 17 000 m² de bureaux, 42 logements pour les revenus modestes, sans oublier des équipements collectifs. Enfin, last but not least, le percement, au cœur du site des étangs Gobert, de voies de circulation prolongeant l’avenue de Sceaux, c'est-à-dire non seulement un désenclavement historique du quartier des Chantiers mais également l’occasion, tout aussi historique, de réaliser sur ce lieu jusqu’ici inaccessible un parc paysager unique en son genre.
A la fin du mandat précédent, le dossier était prêt à démarrer. Au fil des négociations et d’innombrables procédures, le projet a été très long à boucler et, malgré les obstacles, Etienne Pinte a pu signer les permis de construire avant la fin de son mandat. Non seulement j’étais là mais j’ai moi-même apposé mon paraphe sur ces permis au titre de ma fonction d’adjoint à l’urbanisme. Ce faisant, Etienne Pinte et moi nous faisions notre devoir : celui d’honorer la parole de la Ville, c'est-à-dire d’honorer la parole du conseil municipal, c'est-à-dire aussi, et en particulier, d’honorer la parole de François de Mazières ainsi que celle de ses colistiers actuels qui siégeaient alors dans la majorité.
Le dossier est aujourd’hui en panne. Plus d’un an après son élection, le nouveau maire bloque toujours le projet des Chantiers, dont il a pourtant approuvé toutes les délibérations, en particulier celle du 3 juillet 2007 portant approbation finale et solennelle du dossier de ZAC par le conseil municipal.
Au début, on stigmatisait le « multiplexe géant ». Manière habile - et électoralement successfull - de caresser dans le sens du poil la vieille hantise des « populations indésirables ». Comme si les exploitants qui, partout en France, investissent pour créer des cinémas dans des centres commerciaux ne prenaient pas les mesures propres à en assurer la sécurité, condition sine qua non de leur fréquentation. Comme si on avait oublié que, pour faire vivre, le soir et le week-end, des commerces, des bistrots et des lieux de convivialité, le cinéma, c’est ce qu’on a inventé de mieux parce que c’est ce qui apporte du passage, et donc de la vie. Comme si on ne s’était pas avisé que ce projet de cinéma aux Chantiers était justement une opportunité pour les Versaillais de préserver des chances de voir un jour un cinéma moderne s’implanter au cœur de leur ville et non à Parly II ou ailleurs.
« Le projet coûte trop cher ». Voici quels sont les ordres de grandeur. Coût global du projet adopté en juillet 2007 : un peu moins de 300 millions d’€. Coût net pour la Ville, toutes subventions prises en compte et hors équipements municipaux rajoutés en cours de route : de l’ordre de 30 millions d’€ (désenclavement du quartier, aménagement et voies des étangs Gobert, pôle d’échanges multimodal, acquisitions foncières). Bien sûr que c’est lourd ! Mais ce n’est guère plus de 10 % du total ! Et, surtout, c’est un investissement structurant, c'est-à-dire porteur d’une vie meilleure pour des milliers de Versaillais, porteur d’une nouvelle polarité de développement économique pour Versailles et prometteur d’un système de transports multimodal digne du XXIe siècle.
Faut-il investir pour l’avenir ou privilégier le présent ? Si ce projet sert l’avenir de Versailles, il faut accepter d’investir de l’argent pour l’avenir. Et il est normal que la charge de cet investissement, conçu à l’échelle des siècles futurs, soit répartie sur plusieurs générations par la voie d’un emprunt à long terme spécialement dédié au projet, ainsi que l’avait prévu la municipalité précédente. Mais, hélas ! Au moment où toute la France se mobilise contre la crise par le biais de l’investissement, la Ville de Versailles, pour sa part, patauge dans l’hésitation.
Dans ce débat, on a oublié quelqu’un : la population du quartier des Chantiers. Ces habitants de la « rive gauche de Versailles », qui subissent depuis tant d’années les nuisances d’une circulation totalement asphyxiée à certaines heures, on s’en soucie manifestement comme d’une guigne. Hélas pour eux, il est à craindre qu’ils attendent encore longtemps que leur quartier soit enfin désenclavé grâce à l’ouverture du site des étangs Gobert et que soit amélioré leur cadre de vie.
On a aussi perdu de vue un intérêt public qui dépasse de loin notre ville. Tout démontre que ce dossier des Chantiers est devenu une clé de l’aménagement du territoire du sud-ouest de l’Ile-de-France. Il aura un impact fort sur l’incontournable désenclavement du plateau de Satory, lui-même pièce maîtresse d’un futur parc d’activités et de recherche à visibilité mondiale que l’Etat veut créer entre Saclay, Saint-Quentin en Yvelines et Versailles. Il est également lié à la création de cette « tangentielle » ferroviaire ouest-sud que le Gouvernement, la SNCF, le Département des Yvelines et la Région considèrent comme l’un des principaux projets structurants pour l’Ile-de-France. Autant de raisons qui avaient conduit l’Etat, la SNCF et le STIF à inscrire dans leurs budgets, dans le cadre du Contrat de Projet Etat-Région (CPER), des sommes considérables pour lesquelles Etienne Pinte s’était battu de haute lutte. Qui peut assurer que, en ces temps de crise, les millions prévus pour la gare des Chantiers vont être « mis au frigidaire » le temps que le maire de Versailles se décide enfin à décider ?
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J |
e sais que je pose des questions qui ne font pas plaisir. Ne sommes-nous pas en train de courir tout droit vers un immense gâchis ? Vers de nouvelles études d’impact, vers de nouvelles enquêtes publiques, vers de nouvelles contestations et de nouveaux recours, autant dire vers l’immense gâchis d’années de travail, d’études et de négociation envolées en fumée, de décisions courageuses validées par le juge administratif mais tout de même prises en pure perte et d’argent public dépensé pour rien ? Quelque chose sortira-t-il de terre au cours du présent mandat, c'est-à-dire en fait au cours du suivant ? Qu’en sera-t-il de l’ambition initiale, en particulier de cette idée d’un très beau parc paysager sur le site des étangs Gobert ? Quel sera l’avenir du projet des Chantiers, un projet justement conçu pour l’avenir et pour lequel tant de gens ont soulevé des montagnes ?
Rédigé le jeudi 12 mars 2009 – Copyright Hervé PICHON
Merci pour ce billet, et merci également de préciser que les grands perdants sont les habitants du quartier des chantiers.
Etant résident de ce quartier depuis 10 ans, je ne peux que confirmer l'asphyxie complète de la zone. Ceci ne peut plus durer, et le projet des chantiers était pour nous un espoir de proposer à nos enfants un cadre un peu plus respirable.
Mais nous attendons toujours !
Des travaux de rénovation sur le périmètre de la gare devraient commencer bientôt, si l'on en croit la rumeur, par la création de la passerelle piétonne destinée à relier la gare avec la rue de la porte de Buc, ce qui est en soi une bonne chose, du moins si ces travaux sont effectivement entrepris.
En revanche, les travaux de restructuration complète de la gare (ajout d'une galerie de liaison, ajout d'une nouvelle passerelle au dessus des voies, etc.) sont entièrement dépendants techniquement de la réalisation de la dalle sur laquelle reposera le futur pôle d'échanges multimodal. Ladite dalle est elle même dépendante, toujours pour des raisons techniques, de la réalisation du programme immobilier prévu pour la ZAC.
En d'autres termes, la nécessaire rénovation profonde de la gare des Chantiers (au delà de la réalisation de la passerelle de la rue de la Porte de Buc) dépend désormais de la suite qui sera donnée par la Ville de Versailles à l'ensemble du projet tel que l'avait bouclé Etienne Pinte avant la fin de son mandat de maire.
H.P.
J'ai vécu :
1. 10 mn d'écran "jaune" ("L'échange")
2. un film non cadré par rapport à l'écran "Slumdog Millionnaire"
3. un grésillement dans les enceintes pendant tout le film (et annoncé par la caissière sans réduction de prix) ("Les Noces rebelles").
C'est décidé, je vais à Paris ou à La Défense maintenant.
Que répondez-vous aux commentaires de NJ déposé hier soir sur le blog de Monsieur Guerrier ?
Merci d'avance
Allez sur le blog Monversailles.com et vous verrez.
Merci pour votre commentaire.
H.P.
Vos explications sont précises et recadrent le débat
Pourquoi la commission d'enquête, nommée par le préfet des Yvelines, a donné, à l'unanimité, un avis négatif sur le PLU, dont la ZAC était l'élément central ?
Pourquoi le tribunal administratif de Versailles a-t-il annulé (et non pas validé) le 1° vote du PLU, dont la ZAC était l'élément central ?
Pourquoi une pétition contre l'implantation d'un multiplexe a recueilli environ 10.000 signatures ?
Au lieu de proposer du bêton, pourquoi ne pas avoir simplement proposé de faire de l'espace inutilisé depuis des années autour de la gare un jardin, un peu d'espace vert ?
Tout n'est sans doute pas aussi simple...
Il a été élu.
Il n'est donc pas étonnant que le dossier de la ZAC des Chantiers soit rediscuté.
Ce n'est cependant pas en un claquement de doigt que tout pourra se régler (et s'améliorer).
Patience donc.
Pusique vous faissiez parti de son équipe, votre avis sur les raisons qui ont poussés Mr Pinte a signer des engagements après les élections m'interrese ? Cette démarche est peut-etre légalle (à vérifier) mais certainement non démocratique car la municipalité élu avait clairement annoncée qu'elle reviendrait sur le projet. Ce comportement de dernière minute de Mr Pinte revele-t-il d'autres engagements cachés ?
Nicolas Huck
Je voudrais d'abord vous féliciter car vous signez votre commentaire de votre nom (du moins je l'espère) et c'est tout à votre honneur.
Voici des réponses aux questions et objections très légitimes que vous évoquez dans votre commentaire. Je suis bien sûr prêt à poursuivre le débat avec vous par internet ou par tout autre moyen.
1 - "Le projet original aurait coûté une fortune à la Ville". Pour ce qui est du projet de ZAC stricto sensu, le coût à la charge de la Ville est de l'ordre de 30 millions d'€ sur un total de 300 millions (environ 10 %) et couvre des travaux indispensables à la réussite de l'opération (accès de voirie, création de voirie et acquisition de terrains sur le site des étangs Gobert, pôle multimodal d'échanges). Il couvre aussi le coût d'un projet très ambitieux, conçu à l'échelle de l'histoire de Versailles, c'est-à-dire le coût du projet d'aménagement paysager du site des étangs Gobert, projet dit "Obras", celui-là même qui avait eu la faveur de François de Mazières.
2 - "La Ville ne pourrait plus rien faire sans recourir à l'impôt de manière forte ...". Je le répète : un projet de cette nature et de cette ampleur, qui engage notre ville pour plusieurs siècles, doit être financé par un emprunt spécifique dont la charge est répartie sur plusieurs générations et dont les retombées positives pour Versailles viendront alléger ladite charge. Prétendre que ces quelque 30 millions annihileraient toute capacité d'investissement de la Ville, c'est nier la réalité même d'un investissement, lequel consiste justement à créer de la valeur pour la Cité (en l'occurrence de la vie économique et plus de fluidité urbaine) et à en répartir la charge dans le temps. Ou bien François de Mazières arrête complètement le projet et, en effet, il aura sauvegardé une capacité d'emprunt annuelle pour faire autre chose mais il aura alors tourné le dos à l'avenir, ou bien il en allège le coût, fût-ce à la marge, et il faudra bien de toutes façons recourir à un emprunt spécifique.
3 - "Les infrastructures seront en grande partie régionales". Cet argument, que l'on entend beaucoup en ce moment, est assez ahurissant car il laisse percevoir une drôle de conception de l'intérêt de Versailles. La c réation d'un pôle multimodal d'échanges est certes un investissement qui est d'importance régionale et c'est d'ailleurs à ce titre qu'il est subventionné par la Région à travers le Syndicat des Transports d'Ile-de-France (STIF). Mais il intéresse aussi très directement les Versaillais dans la mesure où la réalisation d'un haut degré d'intermodalité entre les divers modes de déplacements urbains aura des conséquences bénéfiques pour Versailles, ceci en termes de fluidité des déplacements ou de retombées économiques pour la ville. En réalité, tous les arguments sont bons, manifestement, pour faire le procès du projet des Chantiers et celui-là me fait singulièrement penser à Mrs THATCHER, Premier ministre de Grande-Bretagne, qui trépignait dans un sommet européen en criant : "I want my money back !".
4 - Gymnase en souterrain et maison de quartier : ces deux équipements, dont le coût est de l'ordre de 7 M€, ont été ajoutés au projet au cours de la concertation, ceci à la demande des habitants du quartier. Il ne sont donc pas "dans la ZAC", dont le coût est donc bien de 30 millions et non de 37. Je comprendrais tout-à-fait que le maire de Versailles décide de ne pas faire ces deux équipements au motif qu'ils sont trop chers ou non pertinents. Ce serait là de sa part un choix que je ne critiquerais pas car cela relève de sa responsabilité. En revanche, je critique avec vigueur le fait de remettre en cause le projet de ZAC car, ce faisant, on prend le risque de tuer un projet d'avenir vital pour Versailles, qui plus est un projet que François de Mazières avait entièrement validé.
5 - "Architecture au style soviétique" : comme vous le dîtes vous même, des goûts et des couleurs ... Dans ce périmètre extrêmement contraint et sous la surveillance étroite et attentive des services de l'Architecture et du Patrimoine du ministère de la Culture, le projet représente à mon sens un parti architectural que je qualifierai de discret et de contemporain. On a le droit de le critiquer mais je signale que ce projet a été rendu public dans ses grandes lignes longtemps avant les élections municipales de mars 2008 et je ne me souviens pas avoir entendu le maire actuel exprimer alors une critique ou une réserve à son endroit.
6 - "Signature des documents après l'élection". Vous faîtes erreur : les permis de construire des Chantiers ont été signés par le maire de l'époque, et cosignés par moi au titre de mes fonctions d'alors, le vendredi 6 mars 2008, c'est à dire avant le premier tour. En revanche, c'est volontairement qu'ils n'ont pas été "notifiés" au Préfet des Yvelines, ceci pour laisser au nouveau maire la latitude de procéder à cette notification ou, au contraire, de retenir le dossier.
7 - "Vous ouvrez une polémique ...". J'ouvre un débat. Un débat qui n'est pas secondaire puisqu'il concerne un dossier majeur dans l'histoire de notre ville. Je le fais en apportant des arguments, en posant des questions, en soulevant des interrogations, en appelant à la vigilance et à la conscience de nos concitoyens. Faisant cela, j'exerce une simple liberté publique, celle d'exercer mon droit de critique, celle de défendre une politique que, avec d'autres, j'ai conduite et assumée, celle de chercher à défendre, à ma manière et selon l'idée que je m'en fais, ce qui s'appelle tout simplement l'intérêt public.
Merci beaucoup, en tout cas, pour votre commentaire.
Hervé PICHON
Celui dont l'agence a signé les plans annexés au permis de construire, ne veut plus reconnaitre son oeuvre qu'il met sur le compte d'un ancien salarié depuis parti sous d'autres cieux.
Qu'on qualifie le style du projet de la ZAC d'architecture des années 1960 ou de soviétique, peu importe (quand on a été capable à Versailles de laisser réaliser la façade du palais de justice sur l'avenue de l'Europe).
Force en tout cas est de convenir qu'il y a un problème majeur que vous vous refusez à évoquer sur le blog.
Réponse à N.J.
En effet, on entend dans ce débat une rumeur selon laquelle "l'architecte" (quel architecte ?) ne reconnaîtrait plus son oeuvre et dirait en substance : "C'est pas moi, M'sieu ! C'est un de mes salariés, d'ailleurs parti ailleurs, qui a fait ce projet mais, j'vous jure, j'y suis pour rien !".
De qui se moque-t-on, avec des arguments de cette sorte ? C'est à pleurer de débilité.
H.P.
Je précise, le nouveau maire, bien entendu.
Qui en est tout autant décontenancé que vous même s'il garde mieux son calme.
L'architecte, lequel ? Tout simplement celui dont le nom figure dans la demande de permis de construire, choisi par le promoteur, qui aujourd'hui, renie les plans et refuse de voir son nom associé à ce projet.
Cet aspect pour le moins curieux, est apparu dans les discussions qui se sont instaurées entre le maire et le promoteur.
Inutile donc d'essayer d'en savoir plus de votre côté puisque l'on n'obtient que des propos "fleuris" sans doute parce que cela vous a concerné de manière trop proche.
Rassurez vous, je suis très calme.
Mais quand on me dit qu'un architecte "renie les plans" qu'il a présentés dans la demande de permis de construire et "refuse de voir son nom associé à ce projet", les bras m'en tombent ! S'il s'agissait d'une petite maisonnette, on pourrait croire qu'il ne s'en est pas aperçu mais le projet des Chantiers, on a du mal à y croire ! Tout cela ne fait pas très sérieux et je suis très étonné qu'on utilise cet argument pour le moins baroque.
Par ailleurs, je ne vois pas en quoi ce fait précis (un architecte qui ne reconnait pas son projet) pourrait me concerner.
H.P.
Vous nous dîtes:
- une maison de quartier : pas notre idée (merci de laisser les habitants sinon utiliser des préfabriqués comme actuellement)
- un gymnase : pas notre idée (merci de ne pas l'intégrer malgré la destruction du terrain de sport actuel)
L'intérêt pour le quartier vu par la mairie, alors ca se résumait à plus de circulation de voitures liés :
- aux moyennes surfaces ou
- aux 12 salles de cinéma qu'il aurait fallu remplir avec les habitants des autres quartiers,
qui ont été envisagées dans le projet, ou à autre chose ? Par ce que là, c'est pas clair à entrevoir.
Cher Monsieur Pichon
Enfin des informations claires, précises pour lesquelles je ne peux que vous remercier. Le brouillard s'estompe grâce à vous même s'il fait place à un paysage de désolation... L'habitant du quartier des Chantiers (que je suis) nourrissait tous les espoirs, en 2002, lorsqu'il parcourait la brochure municipale "vers un nouveau quartier sur le site des Chantiers", avec ses prometteuses description et ses perspectives alléchantes. La seule difficulté était alors d'avoir la patience d'attendre 5 années pour en voir les résultats. Presque 8 ans après tant d'efforts de toutes les parties concernées, le constat de carence est affligeant, particulièrement aujourd'hui, où le dynamisme est prôné par la tête même de l'Etat. Versailles resterait-elle donc le musée poussiéreux qu'on dit ?
Dans mes voeux de la nouvelle année 2009 à la nouvelle administration municipale, j'écrivais le texte ci-dessous. J'attends toujours la réaction ou un simpleme accusé de reception de ma ville...
Encore merci pour votre article et la peine que vous prenez à répondre individuellement aux différentes réactions.
JPL
"Le citoyen et contribuable versaillais que je suis depuis 15 ans vous demande instamment une légitime faveur : Celle de faire cesser au plus vite deux scandales dont le second n'est pas le moindre :
Pôle de la Gare des Chantiers :
Les informations concernant ce « Projet », accessibles au travers du site Internet de la Ville sont consternants. Depuis bientôt une décennie que ce projet est en cours, le site de la ville et les sites périphériques prodiguent aux visiteurs des informations totalement dépassées et erronées car jamais mises à jour. Ces informations sur le projet induisent en erreur autant les habitants de la ville que les étrangers qui souhaitent s’y installer ou bien y investir. Qu’attend-t-on pour supprimer purement et simplement ces sites à la limite de la désinformation ? Ayons la franchise de dire aux citoyens que le projets est suspendu, modifié, repoussé ou supprimé et que des informations à jour seront publiées au fur et à mesure de l’évolution du projet ! Tout le monde en profitera, y compris la crédibilité de l’Administration de notre ville.
Carrefour meurtrier de la Rue des États-Généraux et la Rue de Noailles :
Ce croisement est sans doute un cas unique en France par sa singularité scandaleuse :
Pas moins de 3 panneaux routiers d’interdiction de tourner à gauche sont installés aux abords de ce carrefour ! Et pourtant ce sont des dizaines, voire des centaines d’usagers (autos, camions et motos) qui – chaque jour – franchissent très librement cette interdiction et coupent le flux de véhicules venant en face, mettant en péril leur vie et celle des autres usagers. Il s’agit là d’infractions majeures, car non seulement illégales, mais tellement dangereuses qu’elles ont déjà été à l’origine d’accident de personnes aux conséquences fatales. L’ancienne Administration a sans doute pêché par un « laisser-faire » coupable, puisque aucun policier n’a jamais pu délivrer de procès-verbal aux multiples contrevenants quotidiens et réguliers de ce croisement, pourtant situé en pleine ville et sur une artère principale. La seule initiative de la Mairie a été de multiplier les panneaux routiers pour se dédouaner de sa responsabilité en cas d’accident ou de drame. La solution radicale et définitive serait pourtant de mettre la Rue de Noailles en « sens unique » à partir de ce croisement. On reviendrait ainsi à une vraie sécurité routière à cet endroit, faite d’autre chose que de vains mots et d’artifices ne constituant qu’autant de « parapluies » pour couvrir l'Administration de la Ville.
Ce sont mes vœux pour l’année 2009 et pour l’inauguration de la nouvelle Administration de notre ville.
Recevez Monsieur le Maire mes respectueuses salutations
Merci, Monsieur, pour votre commentaire qui me fait plaisir car il me donne le sentiment que je ne crie pas dans le désert et que je soulève de vrais problèmes.
Par ailleurs, votre courtoisie me change de quelques insultes dont, comme on peut le voir sur les commentaires, me gratifient quelques courageux anonymes.
Disons ce que nous pensons, sans nous soucier du qu'en-dira-t-on. C'est notre manière à nous de faire avancer le débat.
Hervé PICHON
Les travaux ont lieu 200 mètres plus loin.
La priorité devrait etre clairement donné aux transport en commun collectifs ( Bus, autocars et navette des entreprises)
-Evaluer l'acces à la voie de dépose-minute aux vehicules individuels ( au moins aux heures de pointes!) la dépose peut se faire en bas au lieu de devant la porte de la gare.
Mettre la zone d acces (vers Place Poincaré ) en zone restreinte compte tenu du niveau de nuisance que génére les depose individuels dans cette zone inadaptée. Les nuisances sont au niveau environmentale pollution,immobilisation ..., et suppression de la priorité etant a droite.
Ces vehicules bloquent les autocars servant les entreprises utilisant les navettes pour leurs salariés.
L'ensemble des autocars stationnent soient au bas derriere le parking , soit en bas de l'escalator... il faut privilegier les usagers empruntant les transports collectifs!
-Le stationnement de camions souvent abusif au niveau de certaines entreprises de BTP Route de la porte de Buc
Bref il y a du travail et les usagers de cette gare subissent egalement la dégradation des conditions d acces a leur entreprises bien qu empruntant les transports collectifs existant !
Reserver la voies remontante de la Rue des chantiers entre Rue Jean Mermoz et Rue Charles GdV aux Bus/autocars
-Realiser l'acces a la gare pour pietons depuis la rue de la porte de Buc! Une porte SNCF existe , un access est facile a mettre en oeuvre!
bon courage
Merci de nous faire arriver au travail dans de meilleurs conditions ...
D
Le trajet entre la gare et la zone haut de Buc par exemple peut parfois prendre 1h pour rejoindre ces 5 km....
Merci de votre témoignage, qui démontre clairement qu'il faut agir.
H.P.
M. le Maire :
En ce qui concerne les Chantiers, je vais faire le point, à partir de diapositives vous présentant le
projet. D’abord, nous maintenons la logique qui consiste à faire une percée à l’extrémité de l’avenue
de Sceaux. Mais nous voulons rendre le projet plus cohérent, sur le plan financier, sur celui de
l’urbanisme et aussi du service rendu à la population en respectant l’environnement. Et une
négociation avec Nexity ou Unibail est longue et difficile. Je ne peux donc pas vous dire où nous
allons aboutir. Mais je peux vous dire ce que nous défendons depuis un an avec beaucoup d’énergie et
nous progressons malgré le contexte de paralysie générale de l’immobilier.
Je commence par le financement, car notre problème majeur est cette charge de 54 millions
d’euros pour la Ville, ramenée à 37 millions après récupération de la TVA. En effet, notre capacité
d’investissement nouveau étant de 5 à 7 millions par an, consentir un investissement à ce niveau pour
1377
le projet des Chantiers paralyse tout le reste et nous obligera à augmenter les impôts locaux. Notre
premier combat est donc de diminuer la facture. Pour cela, on peut faire que la gare routière et le
parking d’intérêt régional, tous deux financés à 80 % par la ville de Versailles, soient pris en charge de
façon plus importante par l’Etat, la Région et le Département. L’Etat est d’ailleurs convaincu de la
nécessité de renforcer sa participation, car il est très étonnant de demander à la Ville de concourir à un
tel niveau au financement d’équipements qui servent plus les populations d’autres communes. Cette
bataille est en cours.
Le deuxième élément qui nous pose problème est le bâtiment prévu pour la SNCF. La gare des
Chantiers étant une porte d’entrée de Versailles, nous nous soucions forcément de ce qu’on découvre
en sortant de la gare. Tel qu’il se présente, le bâtiment n’est pas très avenant : sur la représentation qui
vous en est donnée à l’écran, on pourrait imaginer voir, au rez-de-chaussée, une colonnade. En fait, ce
sont des poteaux porteurs, entre lesquels on trouve la cantine de la SNCF. Quant à l’architecture des
étages, toute perception subjective mise à part, aucun architecte ne dira qu’il s’agit d’une architecture
intéressante : voilà ce que sera l’entrée de Versailles. Ajoutez à cela la différence de taille avec le
collège qui se situe derrière et qui est charmant et de l’autre côté, un encaissement très fort entre le
bâtiment SNCF et la grande surface – dont je ne commenterai pas la façade. Cela ne donnera pas un
cheminement agréable. Investir des millions dans une opération de cette nature, qui met en jeu
l’histoire de Versailles, me fait mal au coeur et c’est pour cela que je consacre autant de temps à ce
dossier. Ce que nous proposons, c’est de ne pas faire ce bâtiment SNCF, mais une sorte de promenade
urbaine qui conduit vers ce qui est beau, à savoir les étangs Gobert. En ajoutant une sortie, non prévue,
vers la rue Edouard Charton, le tout aura beaucoup de charme. Cela vaut peut-être quelques mois de
retard plutôt que d’accepter un panorama urbain dont on nous demandera pendant des années
comment nous avons pu le laisser construire.
Voyons maintenant la place centrale. Sur les schémas, elle est relativement vide… mais il doit y
passer 700 cars à l’arrivée, 700 au départ, un par minute. On n’en voit pas un seul, sur les dessins
qu’on nous montre, de ce qui sera le coeur, convivial, du projet !
Autre problème lié à la place : le gymnase, extrêmement cher car il est en souterrain et au-dessus
passent ces centaines de cars. C’est un peu bizarre. Toujours dans les équipements, la maison de
quartier, qui coûte plus de 4 millions en VEFA – vente en état futur d’achèvement – est située au
deuxième étage. Donner plus de 9 millions pour deux équipements de ce type, c’est un vrai problème
Bien entendu, dans ces conditions, on a envie de repenser totalement le projet. En même temps,
on veut qu’il se fasse, il y a des financements complémentaires à demander. Au moins voulons-nous
l’améliorer.
Sur les étangs Gobert, il est prévu deux traversées. Nous souhaitons y mettre une promenade,
mais en y laissant un bel espace, c’est-à-dire sans raboter l’étang long, comme c’est prévu dans le
projet, ce qui coûte extrêmement cher. Nous avons demandé une mission à Jean-Marie DUTILLEUL,
l’architecte de la SNCF, de façon à réorganiser les passages pour que la place et la promenade soient
dans le prolongement. L’effet visuel est assez différent de ce qui nous est proposé, avec une très forte
pente. Le projet en l’état donne quelque chose de très beau au départ, si l’on regarde le miroir d’eau ;
mais qu’on s’imagine ce qui peut arriver dans les parties interdites et grillagées, surtout la nuit. On est
là à proximité d’une gare qui dessert une vaste zone et on a déjà beaucoup de problèmes avec la
drogue dans les jardins actuels – la suite est prévisible. Nous aimerions donc que les lieux soient le
plus à vue possible, pour que cela soit moins cher, pour respecter l’histoire et pour que les familles
puissent vraiment s’y promener. Cela nous semble le bon sens. Pour l’instant, j’ai déjà demandé qu’on
dégage le haut de ces lieux et qu’on y laisse l’espèce de forêt végétale qui existe, avec peut-être une
grande pelouse.
Revenons au contenu du projet. Une de nos engagements de campagne est de demander la
suppression du multiplexe. Nous sommes entendus par nos partenaires. Nous voulons éviter la
disparition des cinémas de centre-ville et ce n’est pas le lieu idéal pour faire un multiplexe.
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Pour le reste, si l’on reprenait ce dossier aujourd’hui, on mettrait d’avantage l’accent sur les
bureaux et les logements. En effet, la demande est forte à Versailles et on a du mal à la satisfaire. En
revanche les commerces, dont il est prévu une surface importante, feront une forte concurrence aux
commerces locaux. Mais nous en restons là pour montrer notre volonté d’avancer et nous laissons
Nexity et Unibail y réfléchir. Nous trouvons seulement que le gymnase sous le passage des cars et la
maison de quartier en deuxième étage ne sont pas une bonne chose et coûtent très cher.
Une autre preuve de notre volonté d’avancer est que, au prix d’un gros travail, nous avons réussi
à dissocier deux aspects concernant le projet rue de la Porte de Buc : on fera d’un côté la passerelle,
deuxième accès essentiel, mais séparément de la gare de bus.
J’ai déjà évoqué les façades donnant sur la place de la gare. Nous réfléchissons avec la SNCF à
reloger ailleurs la cantine et autres services prévus dans ce qui aurait été son bâtiment, qui avait une
façade aveugle, massive en hauteur. Ce type d’architecture a vingt ou trente ans d’âge. Nexity
reconnaît le problème et est d’accord pour retravailler les façades. Vous le voyez, nous reconnaissons
qu’il s’agit d’un projet intéressant, mais nous faisons tout pour l’améliorer avec les compétences qui
sont les nôtres, en ce qui concerne l’urbanisme et le coût global.
Mme NICOLAS :
Je vous remercie de ces explications. Mais la crise ne s’arrêtant pas aux limites de Versailles,
comment envisagez-vous de financer ce projet ? Même les aides de la Région ou du Département vont
peut-être diminuer dans les années à venir.
M. le Maire :
J’ai bien dit que notre souci premier était l’aspect financier. Nous ne voulons pas endetter la
ville de façon trop lourde. Nous reprenons donc le dossier, dans une négociation globale pour
diminuer la facture. Ainsi, la traversée des étangs Gobert, telle que nous l’imaginons, est moins chère.
Les VEFA – ventes en état futur d’achèvement – pour plus de 9 millions sont repensés aussi pour être
moins chers pour la collectivité.
Mme NICOLAS :
Mais le projet était déjà bien ficelé. N’y aura-t-il pas des pénalités à payer, à Nexity par
exemple ?
Et au fond, puisque ce projet n’est pas bon, comment se fait-il que sous la mandature
précédente, dans laquelle un certain nombre de conseillers siégeaient déjà, il ait été voté ?
M. de LESQUEN :
Pas par l’URV.
Mme NICOLAS :
Ni par nous non plus. Mais personne dans cette majorité n’était donc capable de dire : « ce n’est
pas bon, arrêtez » ?
M. de LESQUEN :
Nous, nous l’avons dit.
Mme NICOLAS :
Mais vous ne faisiez pas partie de la majorité de l’époque.
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M. le Maire :
Voyez ce qui se passe dans la plupart des villes : à cause de la crise, tous les projets sont
réexaminés. Nous le faisons donc, avec nos partenaires et en nous investissant complètement dans le
dossier, nous voyons les pistes d’amélioration. Le concept est intéressant et notre rôle est de
l’améliorer au maximum.
Mme NICOLAS :
Cela, nous le comprenons parfaitement et, en voyant les façades prévues, mieux vaut améliorer.
Reste que c’est nous qui allons payer.
M. CASANOVA :
La question financière est effectivement essentielle, pour le présent et pour les tem