Partager l'article ! Bernard Lablaude que nous aimons: B ...
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ernard Lablaude s’en est allé ce matin et nous ne verrons plus son sourire. La maladie a été la plus forte et il est parti rejoindre au paradis ses frères et sœurs les musiciens. Il va y avoir ces jours-ci beaucoup d’émotion dans Versailles et dans les Yvelines, beaucoup de tristesse et une grande vague d’affection pour cet homme si profondément attachant, si émouvant de par sa simplicité, de par la foi qui se dégageait de lui et de par l’amour absolu qu’il vouait à la musique, en particulier à la musique vocale.
Mon premier souvenir de Bernard, c’est celui de voix d’enfants subjugués par leur professeur de chant. Lors des fêtes de fin d’année de Lully, cette école de musique à horaires aménagés qui est l’une des institutions versaillaises, il s’accompagnait d’une guitare et, le pied juché sur une chaise, il dirigeait de la voix et du regard ses petits élèves, tous l’œil fixé vers leur maître. Sur les vieilles vidéos conservées de cette époque, on entend les voix enfantines que dirigeait Bernard, infatigable éveilleur de vocations musicales, et on se dit qu’une des formes les plus accomplies de l’amour, c’est d’abord celle de la transmission.
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autres, plus compétents que moi, diront ces jours-ci qui était Bernard. Ils diront tout ce que lui doivent ses élèves, tous ce que lui doivent ceux et celles qui ont participé aux ensembles vocaux qu’il a dirigés, tout ce que lui doivent les fidèles qui, dimanche après dimanche, y compris ce jour mémorable d’une grande réunion diocésaine à Jambville, ont entendu les chants liturgiques qu’il interprétait avec ses choristes et musiciens, tous se souviendront de sa voix un peu haut perchée et de son geste sûr et élégant de chef de chœur chevronné. Au sein d’ARCOR, une association qui se consacre à l’animation musicale dans la paroisse Sainte Jeanne-d’Arc de Versailles, il prodiguait généreusement son temps, son goût musical si affiné et sa profonde connaissance des répertoires. Avec tous les siens plongés dans l’affliction, avec Claire, qui l’a accompagné jusqu’à la porte de toute sa tendresse et de son dévouement, avec ses innombrables amis musiciens, nous pleurons un homme lumineux entré ce matin dans la Lumière.
Rédigé le mercredi 27 avril 2011 – © Hervé PICHON