Partager l'article ! Devys, Le Rudulier : si on faisait confiance aux élus de terrain ?: M ...
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ain ferme et gant de velours, Alain Schmitz préside depuis bientôt deux ans aux destinées de notre département des Yvelines. Action sociale et solidarité (483 M€, soit plus de la moitié du budget), famille et petite enfance (lancement d’un programme de 20 000 places supplémentaires en micro-crèches), logement (57 000 logements prévus, dont 27 000 déjà réalisés et 3000 logements étudiants), développement économique (plan pour l’automobile, projet de création d’un fonds d’investissement pour les jeunes entreprises high tech, extension du haut débit et de la fibre optique à 68 zones d’activité des Yvelines), politique en faveur des collèges et des jeunes ( Rameau et Clagny à Versailles, création de bourses au mérite de 2000 €, aide au permis de conduire), transports (lancement du projet de liaison ferrée entre Achères et Saint-Cyr l’Ecole d’ici 2015), aménagement du territoire, services publics, culture, etc. : Alain Schmitz et sa majorité départementale, composée d’hommes et de femmes issus de sensibilités diverses mais bien soudés autour de lui, ont abattu un sacré travail dans la lignée de ce qu’avaient accompli les deux précédents présidents.
Depuis quelques années, la gestion des départements est devenue de plus en plus complexe et difficile. Ces échelons territoriaux issus de la Révolution exercent des compétences dans le domaine de l’aménagement de l’espace et les équipements collectifs, dans ceux de l’éducation (en particulier les collèges), de la culture et du patrimoine, dans celui de l’économie. Mais c’est assurément sur le terrain de la solidarité, c’est à dire de l’action sociale et sanitaire, que les départements ont devant eux les défis les plus lourds à relever. Ceci tout simplement parce que c’est par eux que transite une part essentielle des dépenses et des politiques publiques de cohésion sociale dans notre pays. Le vieillissement de la société française, phénomène qui n’en est qu’à ses débuts, pèse de plus en plus lourd sur leurs budgets, en particulier par le biais du financement de l’allocation personnalisée d’autonomie. L’aide sociale à l’enfance et à la famille, l’aide aux personnes handicapées, l’insertion sociale et professionnelle et la gestion du RSA, la protection judiciaire de la jeunesse, la prévention médico-sociale, l’aide au logement, etc. forment aussi toutes ces politiques qui permettent de prévenir les déchirures les plus graves d’une société. Avec 1 370 000 habitants et près d’un milliard et demi de budget, le département des Yvelines fait face à toutes ces responsabilités sociales en y consacrant près de 60 % de ses moyens. La future réforme territoriale, celle qui aboutira en 2014 à une fusion des fonctions d’élus du département avec celle d’élus de la région, ne modifiera pas cette réalité : gérer l’échelon départemental, celui sur qui pèse une part majeure des politiques de proximité, exige aujourd’hui de la part des élus plus d’implication, plus d’engagement personnel et plus d’expérience de la gestion des collectivités publiques que par le passé.
Sur Versailles-sud, Alain Schmitz et la majorité départementale présentent un authentique élu de terrain, Jean-Marc Le Rudulier. Après des années de dévouement, en particulier dans le domaine de la politique familiale et de la petite enfance, Monique Le Saint, maire honoraire de Jouy-en-Josas, conseillère générale sortante, ne se représente pas dans ce canton sud de Versailles qui recouvre, pour ce qui est de notre ville, les quartiers de Porchefontaine, des Chantiers, de Satory et une partie de Saint-Louis. Pour lui succéder, la majorité départementale apporte son soutien à Jean-Marc Le Rudulier. Engagé depuis trente ans dans la vie d’élu local, maire de Buc depuis 2007, vice-président de la Communauté d’agglomération du Grand-Parc, c’est un homme actif, concret et imaginatif. Il a notamment su faire aboutir la création à Buc d’une crèche « ville-entreprises » de 39 berceaux dont bénéficient non seulement les Bucois mais aussi les salariés de diverses entreprises proches. Il a également suscité entre sa municipalité et une grande entreprise implantée dans sa commune ainsi que l’université de Versailles la mise en œuvre d’un partenariat original en vue de déployer des services nouveaux au bénéfice de l’enfance et de la jeunesse ainsi que dans le domaine des transports. Un élu chevronné, disponible - il est à la retraite - et proche de ses concitoyens.
Dans le canton nord-ouest de Versailles, Bertrand Devys sollicite le renouvellement de son mandat. Je le connais bien car j’ai travaillé étroitement avec lui pendant toutes les années au cours desquelles j’ai été membre de la municipalité de Versailles. Depuis longtemps, j’éprouve de l’amitié pour cet homme attachant parce que fidèle à ses engagements. Mais c’est aussi de l’estime que je lui porte car, tout au long de ces années passées ensemble à l’Hôtel de Ville de Versailles, j’ai été témoin des qualités de fond qu’il porte en lui, si on veut bien dépasser son apparente froideur d’homme réservé et pudique. Devys, c’est non seulement un vrai bosseur, engagé à fond dans tout ce qu’il fait, mais aussi quelqu’un que j’ai toujours vu attentif aux enjeux humains des dossiers les plus complexes, et Dieu sait combien, si on n’y prend pas garde, on a vite fait, quand on gère les finances d’une ville de 90 000 habitants ou une lourde délégation dans un conseil général, de ne voir plus que des dossiers et non plus les gens qui sont derrière. Enfin, il a un trait de caractère que j’apprécie par-dessus tout : il n’est pas un démagogue, il se détermine et agit toujours exclusivement en fonction de l’idée qu’il se fait de l’intérêt public.
Certes, les Versaillais ne l’ont pas choisi comme maire en 2008 mais a-t-il pour autant démérité ? Pendant toutes ces dernières années, il s’est mobilisé pour des projets qui lui tenaient à cœur, en particulier le sauvetage de la chapelle Hoche puis la modernisation de la cité scolaire Hoche, la rénovation de nos collèges, la restauration de la porte de l’hôtel des Gendarmes ou du monument Pershing-La Fayette. Je l’ai vu plongé à corps perdu dans la mission que lui a confiée Alain Schmitz de présider le Service Départemental d’Incendie et de Secours (3 972 pompiers professionnels et volontaires, 156 personnels techniques, 1 200 000 interventions dont 114 000 missions de secours), un outil de protection et de sécurité civile qui est le huitième de France de France par ordre d’importance. Je le dis comme je le pense : Bertrand Devys représente pour moi une figure d’administrateur dévoué et compétent qui, par delà les hauts et les bas de la vie publique, fait honneur à la fonction d’élu.
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Versailles, nous avons des élus solides qui, pour ces cantonales, s’engagent au service des Yvelinois. Leur engagement, c’est le département. Ils ne recherchent pas d’autre responsabilité. Ils n’ont pas de stratégie de carrière. Ils ne cherchent pas à exister. Ils ont à offrir leur énergie, leur expérience, leur savoir-faire et leur connaissance éprouvée des arcanes complexes de l’administration locale. Je forme le vœu que, dans leur sagesse, les Versaillais accorderont à ces deux piliers de terrain la confiance qu’ils méritent.
Rédigé le samedi 12 mars 2011 – © Hervé PICHON
Toutes les informations semblent converger pour confirmer que le département est bien géré et il faut le noter – tant cette situation est exceptionnelle dans les administrations publiques - dispose de finances très saines. Dont acte. Pour être juste il semble que cette bonne gestion remonte à avant l’exécutif actuel, à Pierre Bédier et peut-être même avant.
Mais le Conseil général reste un des éléments de cet immense bazar de l’administration territoriale (conseils régionaux, communautés urbaines, d’agglomérations de communes etc.) peu avare dans la création de nouvelles structures sensées mutualiser les forces, mais qui en réalité aboutissent à un gonflement des effectifs globaux. Voir à titre d’exemple l’article dans le Point il y a quelques semaines sur la communauté urbaine de Marseille.
Le récent pamphlet « Absolument dé-bor-deé » est sans doute caricatural mais illustre quand même de graves anomalies auxquelles on n’est pas prêt de mettre bon ordre.
On va répondre que justement une réforme vient d’être votée pour remédier à tout cela.
Mais beaucoup d’observateurs objectent que le projet Balladur aurait été vidé d’une bonne partie de sa substance pour ne pas toucher aux élus en place…
Bref on n’est pas sortis de l’auberge.
Rappelons 2 éléments de comparaison simples, contestés par personne, avec l’Allemagne qui assure au moins la même qualité de services publics que la France :
- 500 000 fonctionnaires de plus en France pour une population 20 % inférieure,
- Si nous étions alignés nous économiserions 80 Milliards de dépenses publiques chaque année (presque le double de notre déficit budgétaire annuel – hors crise financière).
Merci pour ces observations tout à fait pertinentes et intéressantes. Je fais tout de même observer que la réforme territoriale en cours aboutit à une vraie révolution en France puisque, à compter du grand "bing-bang" de 2014, les futurs élus territoriaux qui administreront les régions et les départements seront les mêmes personnes.
H.P.