Partager l'article ! La disparition de Louis-Etienne Béchu: A vec tristesse, j’ap ...
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vec tristesse, j’apprends la disparition de Louis-Etienne Béchu. Une figure de Versailles, l’une des plus attachantes qui soit. Il était parmi les fondateurs de l’association ASRIEUPE, c'est-à-dire l’Association des Riverains Etats-Unis Pershing, une association extrêmement vivante et dynamique qui s’est constituée dans le courant des années quatre-vingt dix afin de porter, comme son nom l’indique, la parole des habitants de ce secteur situé à Versailles entre la rue Pershing et l’avenue des Etats-Unis, c’est à dire du côté de la côte de Picardie. (1)
Un homme souriant et pétri de gentillesse. Alors que j’étais président du Conseil de quartier de Clagny-Glatigny, Louis-Etienne Béchu faisait partie, aux côtés de Pierre Desnos, président de l’association ASRIEUPE, de mes interlocuteurs naturels et nous nous rencontrions régulièrement dans la rue où dans les manifestations de l’association. Il était franc, direct, plutôt cash dans sa manière de dire ce qu’il pensait mais toujours souriant, toujours chaleureux. Je me souviens particulièrement d’un jour de juin 2000 où, alors que je me trouvais encore sous le choc de la mort de ma mère survenue quelques temps plus tôt, il m’avait dit des mots amicaux d’une telle justesse, d’une telle charge d’empathie que je m’en étais senti immédiatement revigoré.
Il avait épousé les grands combats de l’association ASRIEUPE. La réhabilitation du monument Pershing-La Fayette, en faveur de laquelle il avait milité inlassablement, celle du Pavillon des Filtres, que l’on doit à l’efficace intervention d’Alain Schmitz, l’aménagement de la rue Pershing par les services techniques du Conseil général, une œuvre de longue haleine qui, tout comme les travaux réalisés par la Ville de Versailles en 2007 sur les abords végétalisés de la rue, demeure selon moi un bel exemple de concertation réussie avec des habitants : Louis-Etienne Béchu avait été étroitement mêlé à tous les grands dossiers de ce quartier. Je le revois encore, micro à la main et voix de stentor, assurant avec ses amis de l’association l’organisation et l’animation de « Picardie en Fête », une fête de quartier réunissant chaque mois de septembre au jardin public de la côte de Picardie des habitants de tous âges et de tous milieux dans une joyeuse et familiale ambiance. J’en oublie sûrement beaucoup, bien sûr, parmi toutes ces actions accomplies avec sa chère ASRIEUPE mais je peux témoigner de l’amour qu’il portait à « son » quartier, qui était pour lui lieu d’ancrage affectif et, tout autant, lieu riche de contacts humains pour peu que l’on sache les susciter.
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ouis-Etienne Béchu, c’était aussi les Amis des Forêts, c'est-à-dire l’amour des arbres et de la nature. Une de ces belles et vivantes associations versaillaises, fondée autrefois par Jacques Leport, aujourd’hui présidée par Pierre Desnos après l’avoir été longtemps par Alain Schmitz. Un travail ancien et constant pour faire aimer les forêts de Versailles, pour les faire connaître, en particulier par les plus jeunes, et aussi pour les faire respecter (2). Louis-Etienne Béchu aimait écrire et aimait faire partager sa passion pour la nature et pour l’histoire. Avec Pierre Desnos, il avait publié un ouvrage intitulé Petite et grande histoire des forêts de Versailles et Fausses-Reposes (3), qui avait reçu le Prix d’Histoire locale 2010 du Département des Yvelines. Pour Pierre Desnos, qui doit être très triste de voir partir son vieux complice, pour tous ceux qui font vivre l’ASRIEUPE et l’Association des Amis des Forêts, pour tous ceux qui aimaient celui qui s’en est allé, j’ai aujourd’hui une pensée amicale. Louis-Etienne Béchu était pour moi quelqu’un qui, selon moi, illustre parfaitement ce que le mouvement associatif produit de plus authentique : un dévouement inlassable à une cause simple, celle de son quartier et de son environnement. Mieux encore : un dévouement totalement désintéressé, sans autre espérance de retour que celle de l’amitié, que celle de la chaleur humaine et que celle du sentiment d’avoir agi là où il le fallait.
(1) : Site internet : http://www.asrieupe.org/
(2) : Site internet : http://amisdesforets.org/
(3) : Edition de l’Association des Amis des Forêts de Versailles et Fausses-Reposes, 206 pages, 21 X 29,7 broché, prix : 28 €. Pour se procurer cet ouvrage : pierre.desnos@wanadoo.fr
Rédigé le lundi 3 octobre 2011 – © Hervé PICHON