Partager l'article ! Leçon d'espérance: A ...
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Versailles, il y avait beaucoup de tristesse dans l’air aujourd’hui. Dans la cathédrale Saint-Louis archicomble une foule très dense et très émue, avec plein de jeunes aux yeux rougis, entourait cet après-midi la famille d’Alban, un garçon de 21 ans ravi à l’affection des siens la semaine dernière. Je ne connaissais pas Alban mais j’éprouve une très vive amitié pour son frère aîné Louis, un jeune homme dont je sais de quelles solides valeurs il est charpenté. Je sais qu’Alban était un garçon qui aimait la vie, qui aimait sa famille et ses amis, qui jouait avec bonheur Bach et Schubert sur son violoncelle, qui aimait ses scouts et qu’animait une foi profonde.
« Dieu d’espérance » : tels furent les premiers mots prononcés par Mgr Eric Aumônier, évêque de Versailles, qui concélébrait cette messe d’A-Dieu. Ce mot, espérance, est pour moi l’un des plus beaux de la langue française parce qu’il est l’antidote du mystère de la mort, parce qu’il est la négation de l’absurde, parce qu’il est le contraire du scandale de la souffrance, parce qu’il symbolise la victoire de l’esprit sur la matière et de la vie sur le néant.
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ustement, cette cérémonie autour d’Alban était réellement vibrante d’espérance. A travers les mots d’amour prononcés par le père puis par les frères et sœur d’Alban, à travers le chant grave et profond de ce violoncelle entendu à l’offertoire, à travers cette méditation sur le thème de l’abandon évoquée dans son homélie par un jeune prêtre ami d’Alban et de sa famille, à travers cette si belle prière scoute (« Seigneur, apprenez-nous à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos … ») chantée par toute l’assistance, à nous tous, jeunes et moins jeunes, qui étions là tout à l’heure dans la cathédrale, était donnée par Alban et par les siens une magistrale leçon de vie, une très belle leçon d’espérance.
Rédigé le vendredi 25 mars 2011 – © Hervé PICHON