Partager l'article ! Roland-Garros : Versailles a fait ce qu'il fallait faire: A ...
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entendre le bouche-à-oreille versaillais et divers commentaires sur le net, Versailles aurait mal défendu son dossier de Roland-Garros. Je ne fais pas partie, on s’en doute, des « proches du dossier », comme on dit dans les rubriques de faits divers, mais je trouve franchement injustes et mal venues ces critiques qu’on peut entendre et lire ici et là depuis quelques jours à l’encontre de François de Mazières depuis que la Fédération Française de Tennis a pris la décision dimanche dernier d’écarter dès le premier tour la candidature de Versailles et de retenir in fine celle de Paris.
Il y a sûrement des leçons à retenir de cet échec. On pourrait en particulier méditer sur les inconvénients d’un empilement de protections de toutes natures qui finissent, dans une ville comme la nôtre, par paralyser les meilleures initiatives, celles qui sont pourtant les plus respectueuses des sites, des monuments et de l’environnement naturel comme des paysages. François de Mazières avait proposé pendant la campagne des élections municipales de 2008 que la cité de Versailles, et non plus le seul château comme c’est le cas aujourd’hui, fasse l’objet d’une demande d’inscription par l’UNESCO au Patrimoine mondial de l’humanité. Je ne sais pas où en est le maire de Versailles sur ce sujet mais je continue de penser que cette idée n’est pas franchement pertinente, si toutefois l’on me permet d’employer ici une aimable litote.
Au-delà du Château et de son parc, Versailles est déjà une ville hyper-protégée. Même si une inscription de Versailles au Patrimoine mondial de l’UNESCO n’aurait pas, en soi, de conséquences juridiques directes, elle aboutirait à créer un halo supplémentaire de protection et de sauvegarde. Avec un secteur sauvegardé de plus de 250 ha, extension comprise, et la présence de plus de 180 monuments ou parties de monuments classés ou inscrits, c'est-à-dire générant des périmètres de protection qui couvrent à peu près toute la ville, notre cité a-t-elle besoin qu’on en rajoute encore ? Les autorités compétentes, c'est-à-dire le représentant de l’Etat et le maire de la commune, disposent à Versailles de tous les moyens de s’opposer à un projet qui serait susceptible de porter atteinte au patrimoine bâti et à l’environnement. Cette affaire de Roland-Garros prouve en tout cas une fois de plus, et assez cruellement, que la surabondance de dispositifs de cette nature peut constituer une source de difficultés supplémentaires, c’est le moins que je puisse écrire, dans le déploiement d’une stratégie d’implantation d’une activité nouvelle. Autant de raisons qui me conduisent à espérer que cette baroque proposition de 2008, celle justement qui consistait à proposer aux Versaillais ébahis par tant d’élévation de pensée culturelle l’inscription de Versailles au Patrimoine mondial de l’UNESCO, sera rangée définitivement au musée des (séduisantes) promesses de campagne à jeter d'urgence aux oubliettes.
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est bien connu : celui qui obtient le succès dans une compétition ou dans un dossier difficile reçoit une pluie de louanges tandis que celui qui rencontre un échec voit se déverser sur lui son lot de critiques. Le dossier de Versailles en vue d’accueillir Roland-Garros sur le site des Matelots était solide, bien conçu et bien constitué. C’est précisément pour cette raison-là que la candidature de Versailles a été perçue par des compétiteurs apparemment peu regardants sur les méthodes de désinformation comme étant justement celle qui était la plus dangereuse et, donc, celle à dézinguer en toute priorité. Je le dis comme je le pense : François de Mazières, maire de Versailles, Alain Schmitz, président du Conseil général, et leurs équipes ont pris les bonnes initiatives, défendu un très beau projet et n’ont pas ménagé leur peine pour le faire aboutir. Pour avoir livré ce combat, ils méritent l’un et l’autre être chaleureusement applaudis.
Rédigé le jeudi 17 février 2011 – Copyright Hervé PICHON
Mais Jean Gachassin est un gros malin et on peut se demander s'il n'a pas suscité des candidatures concurrentes pour arracher d'énormes concessions à Delanoë. Et si en réalité on n'a pas servi de lièvre.
La messe devait déjà être dite, car le mythe Rolland Garros est irrésistible.
Mais ça devait quand même être tenté.
Bravo et respect.