Versailles Au Coeur
C
e matin du samedi 3 octobre, Richaud est en flammes. C’est à pleurer. A pleurer. J’imagine la tristesse de tous ceux qui étaient là, élus, fonctionnaires, voisins, passants, pendant que les pompiers travaillaient.
En ce tout début d’après-midi, je ne sais pas grand-chose de ce qui s’est passé ni de ce qui se passe encore. Mais il y a un mot qui me vient tout de suite à l’esprit : solidarité. Solidarité avec le maire et avec tous ceux qui, à ses côtés, se battent pour sortir l’hôpital Richaud de cette mélasse, de cette scoumoune, de cette série noire désespérante.
Je forme le vœu que tout se mette très vite en place pour une reprise de Richaud. Je forme le voeu que la solution de reprise annoncée lors de la séance du conseil municipal de septembre aboutisse rapidement. Il faudra pour cela que tout le monde s’y mette, en particulier tous les services de l’Etat concernés, ceci afin qu’aucun bug mal venu de quelque ordre que ce soir, juridique, administratif ou financier, ne vienne contrecarrer l’action de la Ville.
A
ce spectacle de Richaud en flammes, on ne ressent pas seulement de la tristesse mais on ressent aussi de la colère. Les services compétents du ministère de la Justice avaient, paraît-il, promis que les mesures nécessaires étaient prises pour assurer la sécurité de Richaud, pour empêcher les intrusions et pour prévenir les risques d’incendie. Ces mesures ont-elles vraiment été prises, avec les moyens appropriés, pour assurer une vraie mise en sécurité de ce patrimoine si fragile et déjà si dégradé ? Assurément, et sûrement comme beaucoup de Versaillais horrifiés par ce nouvel épisode, j’espère que sera ouverte sans délai une information judiciaire afin que soient établies les responsabilités de ce qui est, ainsi que je l’ai déjà dit, un véritable scandale d’Etat et afin qu' en soient tirées toutes les conséquences.
Rédigé le samedi 3 octobre 2009 – Copyright Hervé PICHON