Versailles Au Coeur
S
amedi matin 30 janvier, le Conseil national de l’UMP a donné le coup d’envoi de la campagne pour les élections régionales. C’est véritablement à partir de maintenant que ceux et celles qui vont aller au charbon auront désormais besoin de la mobilisation de tous.
Le scrutin de mars prochain en Ile-de-France représente beaucoup plus qu’un enjeu de pouvoir régional. Dans cette deuxième décennie du XXIe siècle, l’une des grandes compétitions à l’échelle mondiale sera la compétition des territoires, une course effrénée dont la finalité est de susciter des flux de capitaux, d’investissements physiques et immatériels vers les territoires qui sauront se signaler par la jeunesse et par le dynamisme de leur population, par leur potentiel de matière grise, par leur créativité, par leur capacité à inventer des mondes nouveaux, par la qualité de leurs infrastructures, bref par leur attractivité mondiale.
Le dynamisme de l’Ile-de-France, c’est le dynamisme de la France. Il y a là quelque chose de très fort que Nicolas Sarkozy a compris depuis longtemps. S’adressant à des élus et à des responsables économiques réunis à Roissy le 26 juin 2007, et invoquant la mémoire du général de Gaulle et de Paul Delouvrier qui furent les artisans de la modernisation de la « région parisienne » des années soixante, le président de la République avait appelé notre région à nourrir « une ambition de croissance » et avait affirmé cette idée-maîtresse : « Il n’y aura pas de France forte et ambitieuse si l’Ile-de-France se recroqueville sur elle-même ».
Saisir les opportunités d’une stratégie de visibilité mondiale pour l’Ile-de-France, c’est maintenant, tout de suite. Pas dans cinq ou dix ans. Le monde bouge très vite et la course entre des métropoles telles que Tokyo, San Francisco, Shanghai, Berlin, le Grand-Londres, et même encore Dubaï, se déroule sous nos yeux à toute vitesse. Peut-on dire que la majorité rose-verte qui gère la région Ile-de-France a pris la mesure de ce défi et programmé les projets d’infrastructures, les pôles scientifiques et de recherche, la politique d’urbanisme, bref les vrais leviers de croissance qui se situeront à la hauteur de l’enjeu ? C’est pour cela que Nicolas Sarkozy, habité par un fort sentiment d‘urgence, a nommé un ministre chargé de la région-capitale et c’est pour cela qu’il a engagé le projet du Grand-Paris. C’est pour cela que nous, les Franciliens, nous n’avons pas, nous n’avons plus, de temps à perdre.
L’autre enjeu de cette élection en Ile-de-France, c’est celui de la vie quotidienne. La région, cela nous paraît très loin, très abstrait, très flou. D’elle dépendent pourtant nos lycées, nos établissements de formation, l’amélioration de notre cadre de vie, le nombre de nos logements, la qualité de nos établissements de soin et de solidarité, c'est-à-dire une part essentielle de notre vie de chaque jour. Là aussi, je pose la même question : pouvons-nous laisser passer les trains en attendant que socialistes et verts se mettent enfin d’accord sur une ligne claire entre décroissance et croissance, entre écolo-gauchisme et social-démocratie, entre hésitations et saupoudrages ?
Pour relever ce défi électoral qui s’annonce, nous avons Valérie Pécresse. Je l’ai déjà écrit ici dans ces colonnes (1), elle constitue pour nous une chance unique. Elle a pour atouts sa détermination, sa volonté de servir, sa hauteur de vue et son expérience unique de ministre de l’avenir, plongée au cœur de l’une des réformes les plus acrobatiques - et les plus nécessaires - de notre époque : celle de l’université et de la recherche. Avec les gens de talent qui l’entourent, les Kosciusko, les Jouanno, Karoutchi, Douillet, Jégo, Yade, Poniatowski, Santini et tous les autres, elle a formé une équipe de choc qui peut créer la surprise et qui, si les Franciliens le veulent, saura écrire une page nouvelle dans l’histoire de cette région-monde - 11,4 millions d’habitants, 5,3 millions d’emplois, 28 % de notre richesse nationale – qu’est l’Ile-de-France.
S
aurons-nous nous mobiliser ? Pour moi, il ne fait aucun doute que tout le monde s’y mettra, que toutes celles et tous ceux qui éprouvent de l’ambition pour l’Ile-de-France, c'est-à-dire de l’ambition pour la France, seront aux côtés de Valérie Pécresse et de toute son équipe afin de ne pas manquer le rendez-vous, à mon sens historique pour notre région, des 14 et 21 mars prochains.
(1) : « Valérie Pécresse, une chance à ne pas laisser passer », billet du dimanche 15 mars 2009.
Rédigé le lundi 1er février 2010 – © Hervé PICHON
Sur le plan des questions de société, quelle différence avec les élus de gauche quand on songe aux annonces de la droite à propos des mères porteuses ou de l'adoption d'enfants par des couples homosexuels?