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    <title><![CDATA[Versailles Au Coeur (Coups de coeur)]]></title>
    <link>http://www.versailles-au-coeur.com/categorie-10436123.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Coups de coeur&quot; du blog &quot;Versailles Au Coeur&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 11:18:54 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 12 Feb 2012 11:18:54 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.versailles-au-coeur.com</copyright>            <category>Coups de coeur</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[La disparition de Pierre Lefranc]]></title>
        <link>http://www.versailles-au-coeur.com/article-la-disparition-de-pierre-lefranc-96730754.html</link>        <description><![CDATA[<table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
    <tbody>
      <tr>
        <td style="padding: 0cm;" align="left" valign="top">
          <p style="text-align: justify; line-height: 37.9pt; vertical-align: baseline;">
            <strong><span style="font-size: 51pt; color: black;">C</span></strong> <strong><span style="font-size: 7pt; font-family: Arial; color: black;"><span>&nbsp;</span></span></strong>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">’est avec une très vive émotion que j’apprends ce matin par le <em>Figaro</em> la disparition de Pierre Lefranc.</span></strong> <span style=
    "font-size: 11pt;">Cette silhouette trapue, ce visage barré d’une épaisse moustache, cette voix qui avait parfois tendance à virer vers l’aigu, c’étaient pour moi des signes familiers d’une
    époque et d’une génération qui étaient celles de mon père, quoique ce dernier fût un peu plus âgé. Un authentique héros de la Résistance, évadé de France vers l’Angleterre, parachuté sur la
    France occupée, baroudeur de maquis, un très bel exemple de ce que peut signifier concrètement cette passion humaine si forte et si violente qu’est l’amour de la France.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">La première fois que je l’avais rencontré, c’était en 1975 à l’occasion d’un déjeuner où m’avait amené mon père à la Maison de la
    France-Libre.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Etaient présents Yves Lancien, futur député RPR du XIVe arrondissement de Paris, et Pierre Lefranc, à ce moment-là auditeur à
    l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale, tous deux anciens Cadets de la France Libre, c'est-à-dire ancien élèves de cette école d’officiers créée en Angleterre par De Gaulle en 1940 et
    où mon père, alors jeune capitaine d’active, fut leur instructeur après son évasion de France en 1943.</span> <span style="font-size: 8pt;">(1)</span> <span style="font-size: 11pt;">Ils étaient
    des hommes encore jeunes, ardents et enthousiastes, passionnés de la France et de son rang dans le monde mais aussi très critiques à l’encontre d’une époque - on était sous Giscard - qu’ils ne
    reconnaissaient plus.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Gaulliste parmi les gaullistes, il ne fallait pas le chatouiller sur ce sujet.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Envers et contre tout, il
    était de ces grognards demeurés fidèles à l’idéal de leur jeunesse et aux combats de leur vie. Pierre Lefranc était le défenseur intraitable d’une certaine idée de la France et de la République,
    il était resté résistant dans l’âme, n’hésitant pas à dire et à écrire ce qu’il pensait, quoiqu’il pût lui en coûter, en particulier après le départ du fondateur de la Cinquième République. La
    dernière fois que je l’ai revu, toujours le même, ombrageux et indomptable, c’était en novembre 2009, un jour où François Fillon avait reçu à Matignon l’Amicale des Cadets de la France Libre, une
    association très vivante dont Pierre Lefranc était le président.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
    <tbody>
      <tr>
        <td style="padding: 0cm;" align="left" valign="top">
          <p style="text-align: justify; line-height: 37.9pt; vertical-align: baseline;">
            <strong><span style="font-size: 50pt; color: black;">M</span></strong>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">ère, voici tes fils qui se sont tant battus.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Ces simples mots empruntés à Charles Péguy, De Gaulle les avait
    prononcés lors d’un discours devant les Français libres réunis en 1942 à l’Albert-Hall de Londres. Pierre Lefranc en avait fait le titre d’un livre de souvenirs qu’il avait publié en 1974, un
    ouvrage bouleversant qui débute par le récit de cette héroïque et tragique manifestation d’étudiants à l’Arc-de-Triomphe le 11 novembre 1940. Alors âgé de dix-huit ans, Pierre Lefranc avait vu
    devant lui, à quelques dizaines de mètres, - était-ce à l’angle de l’avenue de Wagram ou à celui de la Grande-Armée&nbsp;? - des soldats de la Wehrmacht ouvrir le feu sans aucune sommation vers
    des jeunes désarmés dont certains devaient être encore en culottes courtes. Cette génération, celle de Pierre Lefranc, celle aussi de mon père, sait ce que signifient la violence absolue et la
    rage de ne pas céder. Cette génération sait ce qu’est le prix du sang et des larmes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;">(1)&nbsp;: cf. billet publié sur ce blog le 18 juin 2010&nbsp;: http://www.versailles-au-coeur.com/article-dix-huit-juin-52516609-comments.html#anchorComment</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black;">Rédigé le lundi 9 <span>&nbsp;</span>janvier 2012 <span>&nbsp;</span>– © Hervé PICHON</span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Jan 2012 16:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">de9ea20078159bf4b822464398d0a8c4</guid>
                <category>Coups de coeur</category>        <comments>http://www.versailles-au-coeur.com/article-la-disparition-de-pierre-lefranc-96730754-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bernadette Dupont, une dame de Versailles]]></title>
        <link>http://www.versailles-au-coeur.com/article-bernadette-dupont-une-dame-de-versailles-86719673.html</link>        <description><![CDATA[<table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
    <tbody>
      <tr>
        <td style="padding: 0cm;" align="left" valign="top">
          <p style="text-align: justify; line-height: 37.9pt; vertical-align: baseline;">
            <strong><span style="font-size: 51pt; color: black;">L</span></strong> <strong><span style="font-size: 7pt; font-family: Arial; color: black;"><span>&nbsp;</span></span></strong>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">es lampions de la victoire socialiste au Sénat sont éteints.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Un président à l’accent ariégeois est désormais
    au plateau, Gérard Larcher est de nouveau simple sénateur, un peu «&nbsp;<em>comme un évêque redevenu</em> pasteur&nbsp;» a-t-il dit avec humour, les nouveaux élus se perdent encore dans les
    couloirs et les anciens ont fait leurs cartons. Tel est le cas de Bernadette Dupont, qui s’en est retournée chez elle après avoir siégé six années durant au palais du Luxembourg en tant que
    sénateur apparenté UMP des Yvelines.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Je m’étais promis d’écrire et de publier ce billet avant le 25 septembre, jour des élections sénatoriales.</span></strong> <span style=
    "font-size: 11pt;">Mais trop de travail professionnel, trop de fins de semaines remplies à ras bord&nbsp;: j’ai laissé passer la date. Heureusement toutefois, il n’est sûrement pas trop tard pour
    dire ici la déférente affection que je porte à Bernadette Dupont au moment où celle-ci, avec simplicité et discrétion comme à son habitude, se retire de la vie parlementaire et de la vie
    publique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">C’est en 1995, lors de mon entrée dans l’équipe d’Etienne Pinte, que j’avais fait sa connaissance.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Elue
    municipale alors déjà chevronnée, Bernadette Dupont venait du milieu associatif et, très directement, du mouvement familial. Des années de dévouement militant, de vie d’élue et d’expérience
    personnelle ont fait d’elle quelqu’un qui, très concrètement, sait ce qu’est la vie des gens, sait ce que sont les difficultés d’une famille, celles des femmes et des mères, celles des pères,
    celles de l’enfance. Mieux que personne, elle sait ce qu’est le handicap et ce qu’il signifie dans la vie d’une famille. Ce n’est pas pour rien qu’André Damien puis, à son tour, Etienne Pinte lui
    ont confié des années durant des responsabilités lourdes et de tout premier plan dans le domaine social. Ce n’est pas pour rien qu’Etienne Pinte a fait d’elle son Premier adjoint en 2001. Ce
    n’est pas pour rien que Gérard Larcher et Etienne Pinte ont voulu son entrée au Sénat.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Tout au long de ces années de vie municipale partagées avec Bernadette Dupont, elle a été pour moi une référence.</span></strong> <span style=
    "font-size: 11pt;">Dans son bureau proche de celui du maire, qui avait été avant elle celui d’Alain du Closel, j’ai toujours trouvé ce que je venais y chercher, c'est-à-dire une source
    irremplaçable de savoir et de sagesse ainsi que, à de nombreuses reprises, un soutien très précieux dans les moments de doute, dans les passages difficiles ou dans les coups durs. Bernadette fait
    partie de ces personnes à qui une vie très dense et une foi profonde ont donné cette force rare qui s’appelle la capacité de discernement, de voir clair et d’aller droit à l’essentiel. De l’aide,
    cette femme de caractère était toujours prête à en donner, y compris quand ça bardait sur le terrain. Je me souviens d’une réunion plus que houleuse, un soir devant des habitants pas franchement
    de bonne humeur à qui j’avais la pénible tâche d’annoncer que la Ville allait devoir faire abattre soixante vieux platanes avenue de la Maye. Bernadette était là dans le fond de la salle, venue
    me soutenir. Quelques jours auparavant, j’avais dit au maire&nbsp;: «&nbsp;<em>Non seulement ils ne vont pas me manger mais, en plus, j’aurai un excellent garde du corps&nbsp;</em>».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">A côté de Bernadette, il y avait Serge, son mari, disparu en 2003.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Une très belle et très pure figure qui
    avait conservé de son passé d’ancien officier arabisant et familier du désert les vertus qui font les hommes dignes, celle de la générosité, celle du respect de l’autre, si petit et diminué
    soit-il, celle de l’humble fidélité aux devoirs d’état que la vie vient à imposer. Cet homme discret, d’une immense gentillesse et dont je savais le dévouement quotidien, me rappelait les
    officiers de tradition que j’ai connus dans ma famille, des hommes dont on retrouve le regard chez ces jeunes capitaines qui, aujourd’hui, servent la France en Afghanistan. Lors des obsèques de
    Serge célébrées en l’église Sainte-Jeanne d’Arc de Versailles le 26 décembre 2003, ses enfants ont rendu un hommage vibrant à ce grand seigneur qu’était leur père.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Dès son entrée au Sénat, la compétence de Bernadette Dupont dans le domaine social avait suscité l’attention de ses collègues.</span></strong> <span style=
    "font-size: 11pt;">Tout au long de son mandat, elle s’est exprimée avec autorité sur des sujets qui lui «&nbsp;parlent&nbsp;», comme on dit aujourd’hui&nbsp;: les immenses dossiers du handicap et
    de la protection de toutes les personnes fragiles (égalité des chances pour les personnes handicapées, protection juridique des majeurs, maisons départementales des personnes handicapées), ceux
    de la famille (protection de l’enfance, modernisation du congé maternité et exercice de la parentalité, réforme des retraites), ceux de la santé (réforme de l’hôpital, rétention de sûreté et
    irresponsabilité pénale des personnes atteintes de troubles mentaux, protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques) et, bien sûr, ceux de la bioéthique sans oublier les
    affaires militaires, auxquelles elle a porté beaucoup d’attention. Par ailleurs, ses collègues de la commission des Affaires sociales lui ont confié en 2008 une mission difficile mais
    passionnante, celle d’être le rapporteur du projet de loi créant le revenu de solidarité active (RSA), l’une des réformes sociales majeures du quinquennat.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Dire ce qu’elle pense et élever le débat.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Intervenant en janvier 2011 dans la discussion de la proposition de
    loi relative à «&nbsp;l’aide active à mourir&nbsp;», Bernadette Dupont avait posé crûment la vraie question qui est au cœur du sujet<strong>&nbsp;:</strong> «&nbsp;<em>Mais quelle est donc, mes
    chers collègues, cette conception de l’homme qui rabaisse sa dignité et l’enferme dans son seul état biologique, psychique ou psychologique&nbsp;? C’est le principe même d’humanité qui fait la
    grandeur, la liberté et la dignité de l’homme&nbsp;</em>». Ardente partisane du développement des soins palliatifs, elle savait de quoi elle parlait lorsqu’elle ajoutait dans le même
    débat&nbsp;que l’euthanasie, «&nbsp;<em>œuvre intentionnelle de mort&nbsp;</em>», n’exprime qu’une «<em>&nbsp;impuissance oublieuse des rapports de cœur et de la main tendue&nbsp;</em>».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Ne pas transiger sur l’essentiel.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Lors de la discussion du projet de loi de bioéthique en avril 2011, elle
    avait affirmé sans détour qu’une certaine forme systématique et abusive de dépistage prénatal, par exemple celui de la trisomie 21, «<em>&nbsp;ne doit pas faire encourir le risque à plus ou moins
    brève échéance d’un eugénisme déjà latent</em>&nbsp;», s’attirant sur certains bancs de très vives protestations et lazzis auxquels avait rétorqué quelques minutes plus tard un sénateur ami :
    «&nbsp;<em>Notre collègue porte une conviction qui est enracinée dans une expérience devant laquelle chacun doit se montrer humble et respectueux, quelles que soient ses positions</em>.&nbsp;» A
    propos du mariage, dont elle disait qu’il est «&nbsp;<em>un engagement humain avec ses grandeurs et ses faiblesses&nbsp;</em>», elle avait exprimé avec fermeté son opposition sans faille à une
    proposition de loi présentée en 2009 en faveur de l’enregistrement en mairie du pacte civil de solidarité&nbsp;: «&nbsp;<em>On ne peut prendre le risque que le PACS, auquel est reconnue la
    facilité à défaire aisément le lien, soit assimilé au mariage fondateur de la famille, socle de notre société</em>&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Un bloc de convictions mais aussi une vraie capacité d’attention aux autres.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Au début de notre deuxième
    mandat, des habitants d’un quartier de Versailles m’avaient demandé de l’aide pour régler un dossier hyper-délicat de difficultés graves de voisinage occasionnés par une résidente atteinte de
    troubles mentaux manifestes. Bernadette m’avait alors apporté les conseils et la sagesse de qui sait comment allier humanité et approche réaliste dans le traitement de ce problème très concret
    lequel, grâce à elle, avait reçu une solution respectueuse de la personne concernée. Dans le secret de son bureau de l’Hôtel de Ville puis dans celui de son bureau du Sénat, bien des familles ont
    trouvé chez elle conseils judicieux et appui solide dans des démarches entreprises pour résoudre des problèmes souvent très douloureux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
    <tbody>
      <tr>
        <td style="padding: 0cm;" align="left" valign="top">
          <p style="text-align: justify; line-height: 37.9pt; vertical-align: baseline;">
            <strong><span style="font-size: 50pt; color: black;">P</span></strong>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">as forcément commode, Bernadette.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">C’est la marque des êtres de caractère que celle de dire sans ambages ce
    qu’ils ont à dire. Mais nous sommes nombreux, Versaillais ou non, qui savons que derrière l’abord en apparence un peu bourru de Bernadette Dupont, derrière son regard qui vous transperce
    littéralement, il y a un cœur immense et une profonde humanité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black;">Rédigé le dimanche 16 octobre 2011 <span>&nbsp;</span>– © Hervé PICHON</span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Oct 2011 19:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f69bda6b690f21fdbc0e8081f6a6042e</guid>
                <category>Coups de coeur</category>        <comments>http://www.versailles-au-coeur.com/article-bernadette-dupont-une-dame-de-versailles-86719673-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pascal Guéant, au coeur de l'été]]></title>
        <link>http://www.versailles-au-coeur.com/article-pascal-gueant-au-coeur-de-l-ete-82882450.html</link>        <description><![CDATA[<table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
    <tbody>
      <tr>
        <td style="padding: 0cm;" align="left" valign="top">
          <p style="text-align: justify; line-height: 37.9pt; vertical-align: baseline;">
            <strong><span style="font-size: 51pt; color: black;">P</span></strong> <strong><span style="font-size: 7pt; font-family: Arial; color: black;"><span>&nbsp;</span></span></strong>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">ascal Guéant s’est éteint le 19 juillet à Versailles, aux petites heures de l’aube.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Après avoir
    courageusement lutté contre la maladie, il s’en est allé sereinement et en douceur. Sa famille et ses proches sont plongés dans la douleur ainsi que tous ceux qui avaient croisé sa route. Lorsque
    j’ai appris cette nouvelle d’un simple message envoyé par texto, j’ai ressenti une très vive émotion, non seulement parce que je ne reverrai plus le sourire de Pascal et parce que je n’entendrai
    plus sa voix mais aussi parce que la disparition de cet homme encore jeune et, il y a peu de temps encore, empli de projets et de promesses vient nous rappeler combien la vie est fragile. En
    quelque sorte, la vie ne nous est «&nbsp;que prêtée&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Je ne suis pas certain que les Versaillais savent, ou savaient, qui était Pascal Guéant.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Diplômé de l’Ecole
    Nationale du Trésor, titulaire d’un DEA de droit public et de comptabilité publique, Pascal Guéant était passé par la Caisse des Dépôts puis par la mairie de Lyon puis par celle de Bordeaux où il
    était secrétaire général adjoint chargé des finances avant qu’Etienne Pinte ne le recrute pour venir diriger les services municipaux de Versailles. J’ai encore dans ma mémoire le reproche
    malicieux que Hugues Martin, premier adjoint au maire de Bordeaux et alors député au Parlement européen, m’avait, très gentiment et sur un mode faussement courroucé, adressé à l’occasion d’une
    rencontre dans un couloir de Strasbourg pour avoir été lui «&nbsp;piquer&nbsp;» ce collaborateur très apprécié d’Alain Juppé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Discrétion, dévouement et humanité.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Lorsque nous avions vu arriver à Versailles cet homme à la silhouette
    mince et sportive, j’avais tout de suite ressenti de la sympathie à son égard tant il émanait de lui de la simplicité souriante alliée à une très grande compétence ainsi qu’à une incontestable et
    authentique capacité d’attention aux personnes. Lorsque je suis devenu adjoint chargé de l’urbanisme et du patrimoine en 2004, j’ai d’ailleurs pu moi-même vérifier à de nombreuses reprises ce
    dernier point car, à chaque fois que je suis allé plaider la cause des fonctionnaires et agents qui relevaient directement de mes responsabilités ou que j’ai eu à demander que soit pris en compte
    un problème individuel délicat, j’ai trouvé en lui un interlocuteur particulièrement attentif et toujours prompt à tenter de chercher une solution qui soit avant tout humaine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Pascal Guéant savait toutefois sortir ses griffes quand on attaquait «&nbsp;ses&nbsp;» fonctionnaires.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">A
    l’occasion de l’examen en décembre 2005 du projet de budget primitif pour 2006, Henry de Lesquen avait cru devoir dire en séance du conseil municipal que la Ville de Versailles avait une
    «&nbsp;<em>mauvaise administration</em>&nbsp;». Quelques jours plus tard, en s’adressant à Etienne Pinte devant tout le personnel à l’occasion du traditionnel discours de bonne année que le
    premier des fonctionnaires municipaux prononce devant le maire et les élus lors de la cérémonie des vœux dans le grand salon de l’hôtel de ville, Pascal avait répondu vertement au président du
    groupe URV&nbsp;: «&nbsp;<em>Affirmer que nous sommes une mauvaise administration, c’est nier la personnalité et l’identité de chacun d’entre nous, c’est nous réduire à rien du tout, c’est jeter
    à la poubelle nos millions d’heures de travail et c’est surtout participer au discours à la mode qui veut que chaque agent du service public est un poids mort, un boulet qui ne sert à rien et vit
    en parasite</em> ». Et d’ajouter&nbsp;: «&nbsp;<em>Monsieur le Maire, nous ne sommes pas une mauvaise administration. Nous sommes respectables. Nous existons individuellement. Nous avons chacun
    un visage, une vie et un métier. Nous sommes simplement des hommes et des femmes au service des Versaillais</em>&nbsp;».</span> <span style="font-size: 8pt;">(1)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Lorsque s’était produit le changement d’équipe municipale à Versailles en mars 2008, Pascal Guéant avait tout naturellement mis ses compétences au service
    des nouveaux élus.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Simplement parce que tel est l’honneur, parce que telle est la raison d’être des fonctionnaires et agents territoriaux. Presque
    tacitement, et malgré les liens d’amitié qui nous unissaient, nous étions convenus, Pascal et moi, que nous nous abstiendrions mutuellement de toute prise de contact l’un vers l’autre, lui par
    souci scrupuleux de satisfaire complètement à son devoir de réserve et de neutralité, moi par souci de respecter la loyauté que sa droiture foncière lui dictait d’observer envers le nouveau
    maire. Ce n’est que bien plus tard que je l’ai retrouvé, lorsque j’ai su que, de sa propre initiative, il avait quitté la mairie de Versailles pour devenir directeur général des services de la
    Ville de Boulogne-Billancourt. Lors de nos retrouvailles, il m’avait dit sobrement et sans plus de commentaires&nbsp;: «&nbsp;<em>Ils ne m’ont pas fait confiance&nbsp;</em>» puis, sans
    transition, il m’avait annoncé cette f… maladie contre laquelle il avait désormais à livrer un combat sans merci. Nous nous étions revus, bien sûr, mais nous avions surtout communiqué par SMS, un
    moyen bien commode pour se parler dans les moments si éprouvants qu’il a traversés au cours de ces dernières années.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Autour de Sylvaine, épouse de Pascal, et de leurs filles, une foule nombreuse emplissait la nef de l’église Notre-Dame de Versailles ce vendredi 22
    juillet.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Ceux qui croyaient au Ciel et ceux qui n’y croyaient pas mais qui, tous, aimaient Pascal Guéant. Des fonctionnaires et agents municipaux de
    Versailles venus en très grand nombre et toutes catégories confondues, des agents des services techniques en veste de travail jaune fluorescent, des délégués syndicaux … Plusieurs anciens élus de
    la municipalité précédente, avec la haute silhouette d’Etienne Pinte, visiblement très touché, flanqué de son collègue Pierre-Christophe Baguet, député-maire de Boulogne, lui-même accompagné
    d’élus et de fonctionnaires de sa ville. Des élus du groupe socialiste du conseil municipal de Versailles, dont Catherine Nicolas et Serge Defrance. Quelques membres de l’actuelle équipe
    municipale, avec à leur tête Marie-Annick Duchene, Premier adjoint, qui représentait le maire. Un amiral et des officiers de la Marine nationale venus saluer leur camarade, qui était fier de ses
    galons de capitaine de frégate de réserve. Des gerbes de fleurs à foison, dont celle, très émouvante, confectionnée par le service des Espaces verts de la Ville et celle adressée par Alain Juppé,
    maire de Bordeaux. En maître de cérémonie, le précieux François Parmentier, chaleureux et efficace comme à son habitude. Discret mais bien présent lui aussi, Thibault de Sade, directeur de
    cabinet du maire sous l’ancien mandat, l’ami fidèle des bons et des mauvais jours qui, je le sais, s’est montré très proche de Pascal et des siens tout au long de ces temps difficiles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
    <tbody>
      <tr>
        <td style="padding: 0cm;" align="left" valign="top">
          <p style="text-align: justify; line-height: 37.9pt; vertical-align: baseline;">
            <strong><span style="font-size: 50pt; color: black;">A</span></strong>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">u début de la cérémonie, un monsieur - dont j’ai su après qu’il est le père de Pascal - s’est avancé vers le pupitre.</span></strong><span style=
    "font-size: 11pt;"><span>&nbsp;</span> Entouré d’adolescents et de jeunes, il a pris la parole pour dire très simplement, anticipant quelque peu sur l’homélie profonde et sensible que prononcera
    quelques instants plus tard le Père Pierre-Alain Fleury, quelques mots commençant par cette phrase&nbsp;: «<em>&nbsp;Pascal a fermé les yeux sur ce monde mais il les a instantanément réouverts à
    la lumière de Dieu&nbsp;</em>». Des mots de lumière, des mots de foi vibrante qui demeureront gravés dans ma mémoire. Tout comme demeurera en ma mémoire le fin et souriant visage de Pascal
    Guéant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 9pt;"><span>&nbsp;</span>(1)&nbsp;: Dans un article paru sur ce blog le samedi 5 septembre 2009 et consacré au départ à la retraite de Michel Le Grin, directeur général
    adjoint des services de la Ville de Versailles, j’ai évoqué ces fonctionnaires et agents municipaux de toutes catégories qui se dévouent au service des Versaillais. Lien&nbsp;:
    <em>http://www.versailles-au-coeur.com/article-35725810-6.html#anchorComment</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 8pt; color: black;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black;">Rédigé le dimanche 28 août 2011 <span>&nbsp;</span>– © Hervé PICHON</span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Aug 2011 11:04:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e74d55f94e74d6164a6a2a5404ecb7dc</guid>
                <category>Coups de coeur</category>        <comments>http://www.versailles-au-coeur.com/article-pascal-gueant-au-coeur-de-l-ete-82882450-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Anne-Dauphine Julliand : " Toute vie vaut d'être vécue ! "]]></title>
        <link>http://www.versailles-au-coeur.com/article-anne-dauphine-julliand-toute-vie-vaut-d-etre-vecue-73397791.html</link>        <description><![CDATA[<div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "text-align: justify; line-height: 37.9pt; vertical-align: baseline; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 51pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -5.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">
              E</span></span></strong>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">rreur de télécommande&nbsp;: je cherchais hier soir les nouvelles de
    vingt-heures sur TF1 ou sur France 2 et je suis tombé sur Thierry Ardisson.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Ce n’est pas trop mon truc, Ardisson, encore que l’on puisse trouver
    chez lui le meilleur à côté du moins bon, mais, là, je suis resté scotché jusqu’au bout parce qu’il interrogeait avec tact et chaleur une jeune femme qui crevait l’écran comme rarement. Traits
    fins et réguliers, visage radieux et rayonnant, Anne-Dauphine Julliand est une jeune mère de famille qui a vécu l’épreuve terrible de la mort de sa fillette de trois ans, Thaïs, atteinte d’une
    très grave maladie orpheline.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">Sur le plateau d’Ardisson, il se passait hier soir quelque chose de très
    étrange</span></strong><span style="font-size: 11pt;">. Silence médusé des invités de l’émission, attitude de respect et d’écoute attentive de l’interviewer, pourtant prince du PAF revenu de
    tout. D’une voix douce et sereine, Anne-Dauphine Julliand raconte comment son mari et elle ont appris que leur deuxième&nbsp;enfant, une petite Thaïs de deux ans pleine de vie et de gaieté, était
    atteinte d’une maladie génétique incurable et n’avait plus beaucoup de temps devant elle pour vivre sa vie. Elle raconte la mobilisation de toute la famille, d’une nounou sénégalaise dévouée et
    d’amis attentifs et cite cette phrase du professeur Jean Bernard&nbsp;: «<em style="mso-bidi-font-style: normal;">&nbsp;Il faut rajouter de la vie aux jours quand on ne peut plus<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>rajouter des jours à la vie</em>&nbsp;». A cette petite fille, bientôt privée de toute motricité puis, très vite, privée de la parole, de la vue et de l’ouïe,
    ses parents donneront ce qu’il reste quand il n’y a plus rien, c'est-à-dire de l’amour. En retour, et à profusion, Thaïs fera aux siens, au milieu de ses souffrances, le beau cadeau d’une
    magistrale leçon de courage, de sérénité et d’amour.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "text-align: justify; line-height: 37.9pt; vertical-align: baseline; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 50pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -4.5pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">
              D</span></span></strong>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">e cette histoire bouleversante, Anne-Dauphine Julliand a fait un livre
    enrichi d’un très beau titre&nbsp;: «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Deux petits pas sur le sable mouillé&nbsp;</em>». <span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></strong><span style="font-size: 11pt;">En fait, ce livre est sorti en avril et rencontre manifestement un beau succès. Je n’en avais jamais entendu
    parler mais j’irai l’acheter dès demain. Au-delà de l’histoire elle-même, qui est aussi celle vécue par beaucoup de parents d’enfants malades, il y a ce quelque chose&nbsp;de très précieux que
    nous transmet Anne-Dauphine dans ses déclarations sur les plateaux de télévision chez Ardisson ou ailleurs&nbsp;: un clair message d’espoir, d’optimisme, de foi en la vie et de foi tout
    court.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin-left: 20.25pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 9pt;"><span style="mso-list: Ignore;">(1)<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style="font-size: 9pt;">: «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Deux petits pas sur le sable
    mouillé</em>&nbsp;», témoignage, par Anne-Dauphine Julliand, Les Arènes, 258 pages, 17€, mars 211.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin-left: 20.25pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 9pt;"><span style="mso-list: Ignore;">(2)<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style="font-size: 9pt;">Le <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Figaro littéraire</em>, jeudi 5
    mai 2011, page 5, «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">La souffrance transfigurée</em>&nbsp;», article d’Astrid de Larminat.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin-left: 20.25pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 9pt;"><span style="mso-list: Ignore;">(3)<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style="font-size: 9pt;">Anne-Dauphine Julliand en vidéo sur internet&nbsp;:</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-left: 20.25pt;">
    <span style="font-size: 9pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">France 5, 18 mars 2011, émission «&nbsp;Magazine de la santé&nbsp;»&nbsp;: <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">http://www.youtube.com/watch?v=fpAUsq5yiYs</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-left: 20.25pt;">
    <span style="font-size: 9pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">TF1,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> 8 avril 2011, émission «&nbsp;Sept à huit&nbsp;»&nbsp;: <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/la-vie-apres-la-mort-d-un-enfant-6344688.html</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Rédigé le dimanche 8 mai 2011 – © Hervé PICHON</span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 08 May 2011 14:45:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bcd103db632aad700f582dafdbeef2bd</guid>
                <category>Coups de coeur</category>        <comments>http://www.versailles-au-coeur.com/article-anne-dauphine-julliand-toute-vie-vaut-d-etre-vecue-73397791-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bernard Lablaude que nous aimons]]></title>
        <link>http://www.versailles-au-coeur.com/article-bernard-lablaude-que-nous-aimons-72642431.html</link>        <description><![CDATA[<div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #d4d0c8; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "vertical-align: baseline; line-height: 37.9pt; text-align: justify; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 51pt; color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -5.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">
              B</span></span></strong>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">ernard Lablaude s’en est allé ce matin et nous ne verrons plus son
    sourire.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">La maladie a été la plus forte et il est parti rejoindre au paradis ses frères et sœurs les musiciens. Il va y avoir ces jours-ci beaucoup
    d’émotion dans Versailles et dans les Yvelines, beaucoup de tristesse et une grande vague d’affection pour cet homme si profondément attachant, si émouvant de par sa simplicité, de par la foi qui
    se dégageait de lui et de par l’amour absolu qu’il vouait à la musique, en particulier à la musique vocale.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">Mon premier souvenir de Bernard, c’est celui de voix d’enfants subjugués
    par leur professeur de chant.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Lors des fêtes de fin d’année de Lully, cette école de musique à horaires aménagés qui est l’une des institutions
    versaillaises, il s’accompagnait d’une guitare et, le pied juché sur une chaise, il dirigeait de la voix et du regard ses petits élèves, tous l’œil fixé vers leur maître. Sur les vieilles vidéos
    conservées de cette époque, on entend les voix enfantines que dirigeait Bernard, infatigable éveilleur de vocations musicales, et on se dit qu’une des formes les plus accomplies de l’amour, c’est
    d’abord celle de la transmission.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #d4d0c8; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "vertical-align: baseline; line-height: 37.9pt; text-align: justify; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 50pt; color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -4.5pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">
              D’</span></span></strong>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">autres, plus compétents que moi, diront ces jours-ci qui était
    Bernard</span></strong><span style="font-size: 11pt;">. Ils diront tout ce que lui doivent ses élèves, tous ce que lui doivent ceux et celles qui ont participé aux ensembles vocaux qu’il a
    dirigés, tout ce que lui doivent les fidèles qui, dimanche après dimanche, y compris ce jour mémorable d’une grande réunion diocésaine à Jambville, ont entendu les chants liturgiques qu’il
    interprétait avec ses choristes et musiciens, tous se souviendront de sa voix un peu haut perchée et de son geste sûr et élégant de chef de chœur chevronné. Au sein d’ARCOR, une association qui
    se consacre à l’animation musicale dans la paroisse Sainte Jeanne-d’Arc de Versailles, il prodiguait généreusement son temps, son goût musical si affiné et sa profonde connaissance des
    répertoires. Avec tous les siens plongés dans l’affliction, avec Claire, qui l’a accompagné jusqu’à la porte de toute sa tendresse et de son dévouement, avec ses innombrables amis musiciens, nous
    pleurons un homme lumineux entré ce matin dans la Lumière.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black; mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Rédigé le mercredi 27 avril 2011 – © Hervé PICHON</span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 27 Apr 2011 13:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2738f7b585a61158f81523969f040f02</guid>
                <category>Coups de coeur</category>        <comments>http://www.versailles-au-coeur.com/article-bernard-lablaude-que-nous-aimons-72642431-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La Légion d'honneur pour Gérard Mezzadri]]></title>
        <link>http://www.versailles-au-coeur.com/article-la-legion-d-honneur-pour-gerard-mezzadri-64219901.html</link>        <description><![CDATA[<div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #d4d0c8; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "vertical-align: baseline; line-height: 37.9pt; text-align: justify; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 51pt; color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -5.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">
              E</span></span></strong>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">xiste-t-il quelqu’un de plus attachant que Gérard Mezzadri&nbsp;?
    <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></strong><span style="font-size: 11pt;">Mezzadri à Versailles, c’est une institution. Un type tout mince aux yeux plissés d’humour, un bloc de
    gentillesse, de finesse et d‘attention aux autres. Un rire caractéristique mais jamais méchant. Une vraie passion pour la protection de l’environnement. Un pur Gad’Zarts, avec des connaissances
    encyclopédiques dans les domaines les plus divers, en particulier pour les sujets les plus techniques auxquels, souvent, je ne comprends goutte, comme par exemple les histoires de flotte dont il
    s’occupe encore aujourd’hui au sein <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>de syndicats intercommunaux, mais heureusement que Gérard était là pour me les expliquer&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #d4d0c8; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "vertical-align: baseline; line-height: 37.9pt; text-align: justify; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 50pt; color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -4.5pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">
              P</span></span></strong>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">lus encore que tout cela, Gérard Mezzadri, c’est surtout un type courageux
    qui n’a jamais eu peur d’aller au charbon.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Quand il croit à un dossier, il le défend bec et ongles, sans jamais renoncer, avec beaucoup de
    diplomatie et de pédagogie mais, en même temps, avec une inflexible fermeté. Je me souviens d’un soir à Versailles, à la fin des années quatre-vingt dix, où nous animions ensemble une réunion
    publique consacrée à la mise en place du tri sélectif dans un quartier historique de la ville. Cris, noms d’oiseaux, interjections de toutes sortes&nbsp;: ça râlait sec&nbsp;! Imperturbable,
    Mezzadri expliquait, rassurait, avait réponse à tout et finissait par fléchir les plus coriaces grâce à son enthousiasme et à sa science universelle des petits détails qui font la vie
    quotidienne. Il a le sens de l’intérêt public chevillé au corps, comme il l’a montré en étant de ceux qui défendaient le (défunt) projet d’aménagement du quartier des Chantiers à Versailles. Pour
    tout cela et pour l’amitié que je lui porte, je suis vraiment très heureux que le président de la République l’ait nommé chevalier de la Légion d’honneur lors de la promotion du 1<sup>er</sup>
    janvier.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black; mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black; mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Rédigé le lundi 3 <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>janvier
    2011 – © Hervé PICHON</span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 03 Jan 2011 18:54:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f839092de4846880c9f63868d3ead851</guid>
                <category>Coups de coeur</category>        <comments>http://www.versailles-au-coeur.com/article-la-legion-d-honneur-pour-gerard-mezzadri-64219901-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dix-huit juin]]></title>
        <link>http://www.versailles-au-coeur.com/article-dix-huit-juin-52516609.html</link>        <description><![CDATA[<div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #d4d0c8; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "vertical-align: baseline; line-height: 37.9pt; text-align: justify; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 51pt; color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -5.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">
              D</span></span></strong>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">ans la maison bretonne que mon père m’a laissée à sa mort, j’ai trouvé une
    lettre qui date de la fin de juin 1940.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Une lettre adressée par mon père Louis, 24 ans, lieutenant d’active, à sa femme Thérèse, 26 ans. Dans cette
    lettre, Louis exprime toute la rage, toute la colère, toute la douleur qu’il ressent à la fin de ce mois de juin de feu, de cendres, de larmes et de mort. Jeune saint-cyrien, major de sa
    promotion de Saumur, fils et gendre d’officiers généraux, il appartient à une famille où l’on sert la France à travers l’Armée ou l’Etat et où une telle défaite, un tel effondrement étaient de
    l’ordre de l’impensable. En juin 1943, il réussira à s’évader de France puis à gagner l’Angleterre par l’Espagne et le Portugal afin de rejoindre les rangs de la France libre.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">Jeudi soir sur France 2 était diffusé un documentaire historique très
    émouvant consacré aux Cadets de la France libre.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Créée en 1940 par le général de Gaulle pour y dispenser une formation d’officiers aux nombreux
    jeunes gens qui, de toutes parts et parfois dans des conditions improbables, ralliaient l’Angleterre mais qui, si impatients fussent-ils de prendre les armes, étaient encore trop jeunes pour
    servir dans une unité combattante, l’Ecole militaire des Cadets de la France libre a formé en quatre promotions près de quatre cent jeunes officiers qui serviront sur tous les théâtres
    d’opérations extérieures de la Libération comme en France occupée. Près d’un sur quatre donnera sa vie pour la France et sept d’entre eux seront faits Compagnons de la Libération. Pendant
    plusieurs mois, mon père sera l’un de leurs officiers instructeurs dans leur manoir de Ribbesford, dans la campagne anglaise du Worcestershire, et l’affection qu’il portait depuis ce temps
    lointain à «&nbsp;ses&nbsp;» cadets n’avait jamais fléchi. J’étais très ému de voir hier soir à la télévision les visages de ces hommes aujourd’hui âgés et qui étaient ses amis. Pierre Lefranc,
    président de l’Amicale des Cadets de la France Libre, qui fut des années plus tard un proche collaborateur du général de Gaulle, Serge Arvengas, René Marbot, Claude Voillery et beaucoup
    d’autres&nbsp;: tous étaient parvenus en Angleterre à l’âge de quinze, seize ou dix-sept ans et tous ont participé activement aux combats pour la libération de la France.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">Début 1944, Louis obtient enfin ce qu’il voulait par-dessus tout&nbsp;:
    être affecté dans une unité de combat.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">A la tête d’un escadron de chars dans un régiment de la Première armée, il débarque en août 44 en Provence et
    remonte la vallée du Rhône. Il ne racontait pas trop volontiers cette campagne de France mais je me souviens qu’il m’avait fait le récit des premiers engagements en Franche-Comté et puis, enfin,
    de cet hiver 44-45, au cours duquel furent livrés de terribles combats pour la libération de l’Alsace, dans le froid, la neige et la boue, face à d’incessantes contre-attaques d’une armée
    allemande qui jetait dans la bataille ses derniers moyens pour retarder l’inéluctable. De ces mois de combats et de feu, entre les faubourgs de Mulhouse, la poche de Colmar et les abords de
    Strasbourg, il conservait le souvenir d’une guerre terrible et meurtrière.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">Aout 1944, Saint-Pol de Léon, dans le Finistère.</span></strong>
    <span style="font-size: 11pt;">En représailles contre des attaques de résistants, l’armée allemande en train de se replier vers Brest fusille en plein jour trente otages, dont le maire de la
    ville, Alain de Guébriant, et interdit à la population, sous peine de tir à vue, d’aller chercher les corps qui gisent sur le pavé non loin de la cathédrale. Ce jour-là, ma mère est présente à
    Saint-Pol et, comme d’autres femmes décidées à braver le couvre-feu allemand, elle se dirige à pas de loup vers le lieu du drame. Marchant dans une ruelle déserte et silencieuse, elle se trouve
    soudain face à un soldat allemand qui la met en joue. Quelques interminables secondes après, le soldat abaisse son fusil et ma mère poursuit son chemin sans se retourner. Avec une amie présente à
    ses côtés et au risque des tirs allemands, elle ramasse le corps criblé de balles d’Alain de Guébriant et le transporte dans une vieille maison toute proche. De ce jour tragique, dont une stèle
    sobre et bouleversante a fixé le souvenir au flanc de la cathédrale, ma mère ne parlait jamais. Une fois, pourtant, elle m’a raconté sa rencontre silencieuse avec le soldat dans une ruelle de
    Saint-Pol et le spectacle de ces corps martyrisés gisant sur le pavé de la place.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">Celles et ceux de ma génération sont nés dans les années
    cinquante</span></strong><span style="font-size: 11pt;">. Pour nous, la guerre de 39-45, c’était loin. Et, pourtant, cette période de notre histoire était et demeure encore aujourd’hui
    étonnamment près de nous. Peut-être parce que, comme c’est mon cas, nos parents nous en ont parlé de vive voix, nous ont donné des récits, même fragmentaires, de ce qu’ils ont vécu et de ce
    qu’ils ont souffert. Ils nous ont transmis leur mémoire mais c’est à nous de prendre la mesure de ce qu’ils ont connu&nbsp;au creux de leur jeunesse : les bruits de bottes et de vociférations de
    l’immédiat avant-guerre, le cataclysme de juin 1940, la longue nuit de l’Occupation, les soubresauts et les combats de la Libération. D’autres, comme mon beau-père, aujourd’hui 96 ans, un homme
    tout d’un bloc de droiture et de foi, ont connu l’interminable captivité des camps de prisonniers de guerre, avec pour quotidien <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>le froid, les
    privations et l’espoir du retour. Quel contraste avec ce que nous avons vécu, nous qui avons été les enfants des Trente glorieuses et de la société de consommation&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">Beaucoup de livres sont parus ces jours-ci sur ce terrible été de la
    défaite</span></strong><span style="font-size: 11pt;">. A ceux qui veulent saisir pourquoi des hommes et des femmes appartenant à cette génération qui a eu vingt ou vingt cinq ans au début des
    années quarante sont restés à jamais marqués par cette période si sombre de leur jeunesse, je conseille de lire le livre posthume de Maurice Druon paru il y a quelques mois</span> <span style=
    "font-size: 8pt;">(1)</span> <span style="font-size: 11pt;">sous ce beau titre&nbsp;: «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">C’était ma guerre, ma France et ma douleur</em>&nbsp;» et que
    sa femme, Madeleine, m’a fait parvenir. De sa plume lumineuse à nulle autre pareille, l’auteur des <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Rois maudits</em> livre un récit extrêmement vivant des
    combats de quarante, de l’exode, de l’hébétude d’une population assommée, des premiers réseaux de résistance, de son évasion vers Londres en 1943 avec son oncle Joseph Kessel, des milieux de la
    France libre et des routes boueuses de la campagne de France en 44-45. De ce XXe siècle passé, Druon parlait d’un «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">siècle noir</em>&nbsp;», sans
    doute parce qu’il gardait sans sa mémoire le souvenir des barbaries en tous genres qui y ont été commises.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #d4d0c8; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "vertical-align: baseline; line-height: 37.9pt; text-align: justify; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 50pt; color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -4.5pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">
              A</span></span></strong>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt;">Versailles, nous avons quelques figures très attachantes de cette
    génération de la guerre.</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">Je ne les connais pas toutes mais je sais que certaines d’entre elles, si elles le peuvent, seront présentes tout à l’heure
    devant le monument aux morts. Il y a l’amiral Jacques Zang, ancien<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> des Forces Navales Françaises Libres, ancien du torpilleur <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">La Combattante</em> qui participa aux opérations navales du débarquement de juin 44. Il y a aussi Raymond Mocaer, un Breton qui a connu très jeune les horreurs de
    la torture et de la déportation pour faits de résistance. Il y en a beaucoup d’autres. En ce jour du soixante-dixième anniversaire de l’Appel, ce n’est pas seulement à l’homme de Londres que je
    pense, c’est aussi à toute une génération qui fut celle de mes parents, celle de mon beau-père, celle de Pierre Lefranc, de Serge Arvengas, de Claude Voillery et de René Marbot, celle de Jacques
    Zang et de Raymond Mocaer, cette génération qui a traversé l’une des pires tempêtes de l’histoire de la France sans jamais désespérer.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;">(1)&nbsp;: C’était<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    ma guerre, ma France et ma douleur</span></em><span style="font-size: 8pt; color: black;">, Mémoires T. II, par Maurice Druon, de l’Académie française, éditions Plon, mars 2010,</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black; mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black; mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Rédigé le vendredi 18 juin 2010 – © Hervé PICHON</span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 Jun 2010 11:02:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b581452409fb4c5868cd4762932218a1</guid>
                <category>Coups de coeur</category>        <comments>http://www.versailles-au-coeur.com/article-dix-huit-juin-52516609-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A propos de quelqu'un qui est dans la tristesse]]></title>
        <link>http://www.versailles-au-coeur.com/article-a-propos-de-quelqu-un-qui-est-dans-la-tristesse-47909088.html</link>        <description><![CDATA[<div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "text-align: justify; line-height: 37.9pt; vertical-align: baseline; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 51pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -5.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">
              E</span></span></strong>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 11pt;">lle a des yeux de princesse et un sourire d’une douceur
    infinie.</span></strong> <span style="color: black; font-size: 11pt;">Elle, c’est Géraldine. Pendant des années, elle a dirigé l’une des maisons de quartier de Versailles.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 11pt;">Parmi les habitants de ce quartier, ceux qui la
    connaissaient aimaient cette jeune femme.</span></strong> <span style="color: black; font-size: 11pt;">Pour son dévouement, pour l’attention qu’elle portait aux personnes. Lorsque je présidais
    les séances du conseil de quartier, j’étais heureux de la savoir non loin de moi, si sereine et si ferme dans son engagement au service de tous.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "text-align: justify; line-height: 37.9pt; vertical-align: baseline; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 50pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -4.5pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">
              U</span></span></strong>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 11pt;">n jour, elle est allée vivre sa vie professionnelle dans une
    autre ville.</span></strong> <span style="color: black; font-size: 11pt;">A la fin de l’autre semaine, elle a été brutalement frappée par un deuil très cruel. Et ce vendredi, parmi une foule
    nombreuse réunie au Père-Lachaise, des Versaillais étaient là, pour entourer Géraldine et pour lui dire leur affection fraternelle.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: black; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="color: black; font-size: 8pt; mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Rédigé le vendredi 2 avril 2010 – © Hervé PICHON</span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 02 Apr 2010 23:11:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">653edcc696f961157ed0afdb5ddb693c</guid>
                <category>Coups de coeur</category>        <comments>http://www.versailles-au-coeur.com/article-a-propos-de-quelqu-un-qui-est-dans-la-tristesse-47909088-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Salut, Philippe Séguin]]></title>
        <link>http://www.versailles-au-coeur.com/article-salut-philippe-seguin-42477232.html</link>        <description><![CDATA[<div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #d4d0c8; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "vertical-align: baseline; line-height: 37.9pt; text-align: justify; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 51pt; color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -5.0pt;"><span style=
            "font-family: Times New Roman;">T</span></span></b>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">ristesse.</span></b> <span style=
    "font-size: 11pt; color: black;">Apprise ce matin par la radio, la nouvelle de la disparition subite de Philippe Séguin suscite en moi une très vive émotion. J’avais fait sa connaissance en avril
    1978 à l’Assemblée nationale et, comme tout le monde à l’époque, j’avais été intrigué par cette personnalité hors du commun, avec cette voix caverneuse, ce rire énorme qui le saisissait entre
    deux quintes de toux et cette silhouette massive qu’il promenait dans la salle des Quatre-Colonnes.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">Tout va être dit sur cet homme singulier et unique.</span></b>
    <span style="font-size: 11pt; color: black;">De lui, je ne mentionnerai que deux souvenirs. Celui, tout d’abord, du discours qu’il a avait prononcé dans les années quatre vingt à l’Hôtel de Ville
    d’Epinal à l’occasion de Journées parlementaires du RPR, un discours où j’avais pu ressentir physiquement ce que pouvait représenter la France pour le pupille de la nation qu’il était, fils d’un
    pied-noir tunisien tué sur le front d’Italie. Il n’est pas d’hommes de sa génération qui, mieux que lui, ait su exprimer l’amour de notre pays, lequel était pour lui d’abord une idée, une idée de
    l’Homme, une idée du monde et un principe spirituel au sens gaullien de ce terme.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">Séguin, c’était aussi une certaine conception de l’engagement
    politique.</span></b> <span style="font-size: 11pt; color: black;">«&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Même si vous êtes de simples militants, vous participez à un service
    public&nbsp;</em>», nous avait-il dit, un jour qu’il s’adressait aux adhérents du RPR, voulant exprimer par là que le fait de militer dans une formation politique implique de sévères exigences,
    celle de servir la France, celle de rechercher le bien de tous et celle de respecter chacun, y compris ses adversaires politiques.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">Enfin, Séguin incarne pour moi ce gaullisme social dont je
    conserve une inguérissable nostalgie.</span></b> <span style="font-size: 11pt; color: black;">Les discours mémorables qu’il a prononcés sur la fracture sociale et sur le pacte républicain
    demeurent plus que jamais d’actualité&nbsp;: l’idéal de fraternité inscrit aux frontons de nos mairies se situe au cœur de notre vivre-ensemble et il n’y a pas de France solide sans cohésion
    sociale.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #d4d0c8; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "vertical-align: baseline; line-height: 37.9pt; text-align: justify; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 50pt; color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -4.5pt;"><span style=
            "font-family: Times New Roman;">E</span></span></b>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">tienne Pinte a fait partie de ses très proches.</span></b>
    <span style="font-size: 11pt; color: black;">Je mesure quelle doit être aujourd’hui sa tristesse et je sais que je ne suis pas le seul à Versailles à la partager avec lui.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black; mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Rédigé le jeudi 7 <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>janvier
    2010 – © Hervé PICHON</span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 11:20:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">09c79ef855f8b58e0f775a221533c1d5</guid>
                <category>Coups de coeur</category>        <comments>http://www.versailles-au-coeur.com/article-salut-philippe-seguin-42477232-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Etienne de Montety, un autre de ces Versaillais qui écrivent]]></title>
        <link>http://www.versailles-au-coeur.com/article-etienne-de-montety-un-autre-de-ces-versaillais-qui-ecrivent-41569309.html</link>        <description><![CDATA[<div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #d4d0c8; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "vertical-align: baseline; line-height: 37.9pt; text-align: justify; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 51pt; color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -5.0pt;"><span style=
            "font-family: Times New Roman;">A</span></span></b>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">notre ville de Versailles sont liés des écrivains.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></b> <span style="font-size: 11pt; color: black;">Certains sont ou ont été&nbsp;célèbres, tels Thierry Maulnier ou André Frossard. D’autres ne le sont pas
    encore mais leur talent éclate. Tel est, entre beaucoup d’autres, le cas de Patricia Bouchenot-Déchin, auteur de romans et d’essais historiques, ancienne présidente de l’Académie des Sciences
    morales de Versailles, écrivain généreux qui a fait revivre des personnages et des époques indissociables de l’histoire de notre ville</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: black;">(1).</span> <span style="font-size: 11pt; color: black;">Tel est aussi le cas de Caroline Pascal qui, après <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Fixés
    sous</em> <em style="mso-bidi-font-style: normal;">verre</em> en 2003</span> <span style="font-size: 8pt; color: black;">(2)</span> <span style="font-size: 11pt; color: black;">puis <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Derrière le paravent</em> en 2005</span> <span style="font-size: 8pt; color: black;">(3)</span><span style="font-size: 11pt; color: black;">, nous a offert cette
    année <em style="mso-bidi-font-style: normal;">La femme blessée,</em> un roman nourri d’une plume lumineuse où elle poursuit sa peinture sans complaisance, mais sans excessive sévérité non plus,
    de toute une bourgeoisie un peu vieille France à laquelle, à tort ou à raison, on identifie volontiers Versailles</span> <span style="font-size: 8pt; color: black;">(4).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">Il y a aussi Etienne de Montety.</span></b> <span style=
    "font-size: 11pt; color: black;">Journaliste, directeur-adjoint de la rédaction du <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Figaro</em> et responsable de la page «&nbsp;Débats&nbsp;» de ce
    quotidien, directeur du <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Figaro littéraire</em>, cet habitant de Porchefontaine a déjà écrit des livres&nbsp;: une biographie de Thierry Maulnier</span>
    <span style="font-size: 8pt; color: black;">(5)</span><span style="font-size: 11pt; color: black;">, celle du résistant Honoré d’Estienne d’Orves</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: black;">(6),</span> <span style="font-size: 11pt; color: black;">un essai sur le critique et romancier Kléber Haedens</span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: black;">(7)</span> <span style="font-size: 11pt; color: black;">, un essai sur la Légion étrangère et sur des figures d’hommes qu’elle peut produire (8). Dans cette liste,
    je n’oublie pas de mentionner un portrait croisé et à deux voix de deux hommes forts en gueule qui, l’un et l’autre et de part et d’autre du Rhin, incarnent presque symétriquement tous les
    malentendus et toutes les passions contradictoires qui ont poussé l’Allemagne et la France à se jeter à nouveau l’une contre l’autre en septembre 1939 puis à se réconcilier depuis les années
    soixante</span> <span style="font-size: 8pt; color: black;">(9).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">Il vient de publier son premier roman et, pour une première
    tentative, c’est un coup de maître.</span></b> <span style="font-size: 11pt; color: black;">Avec <em style="mso-bidi-font-style: normal;">L’article de la mort</em></span> <span style=
    "font-size: 8pt; color: black;">(10)</span><span style="font-size: 11pt; color: black;">, Etienne de Montety réalise peut-être l’ambition de tout critique littéraire&nbsp;: écrire lui aussi.
    Moment de vérité, passage symbolique de l’autre côté du miroir, l’exercice est assurément difficile et, pour ma part, je le trouve singulièrement réussi. Rédigé d’une écriture limpide, fluide,
    extrêmement maîtrisée, ce roman est assurément un livre à clefs où, parmi d’autres silhouettes à peine dissimulées, apparaissent deux personnages bien contemporains&nbsp;: la figure du
    ministre-baroudeur et familier des voyages humanitaires, avec un peu de Kouchner, un peu de Deniau, un soupçon de Malraux et une larme de BHL. Celle aussi, en filigrane de tout le roman, du
    journaliste professionnel soucieux de conserver ses distances à l’égard de tout le cirque médiatico-politique de notre époque et de ses petites et grandes complaisances au service de l’image et
    de la com.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">Je ne vais pas vous raconter le roman, aussi je vous la fais
    courte.</span></b> <span style="font-size: 11pt; color: black;">Charles-Elie Sirmont (1937-2005) est une forte personnalité de notre époque, député, ministre, habile à se jouer des médias et à
    sculpter sa<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> propre statue, baroudeur et arpenteur de points chauds, auprès des <em style="mso-bidi-font-style: normal;">boat people</em> de
    l’après-Vietnam jusqu’aux sinistrés du tsunami de 2004 en passant par le Liban en flammes, la Bosnie sous les bombes, les rebelles karens de Birmanie, les insurgés de <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Solidarnosc</em> et autres. L’autre personnage du roman, c’est Moreira, vieux routier de la presse écrite, journaliste dans un grand quotidien du matin qui
    ressemble à s’y méprendre au <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Figaro</em>. Chargé de la rubrique nécrologique, il sait qu’il lui faudra un jour ou l’autre préparer un papier sur ce
    Charles Sirmont qui l’intéresse mais ne cesse de l’intriguer. Derrière la façade de l’icône médiatique admirée et célébrée, il doit y avoir quelque chose qui cloche, comme un défaut de la
    cuirasse. En vrai journaliste, il cherche et il trouvera.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">En fait, il me semble que le vrai héros de ce roman, c’est la
    presse.</span></b> <span style="font-size: 11pt; color: black;">Nous vivons dans un monde d’images, d’apparences, de faux-semblants, de vérités arrangées, bien soigneusement construites et
    passées au ripolin. Comment décrypter les signaux que nous envoie tout un système médiatico-politique, celui qui, au confluent de l’univers de la presse écrite et de celui de la communication
    audiovisuelle comme du monde politique, bâtit les images, fait naître les icônes et les saintes figures du moment ou, au contraire, rejette dans les ténèbres du politiquement incorrect tous ceux
    qui pensent mal&nbsp;ou de travers ? Etienne de Montety décrit dans son roman quelques unes de ces silhouettes de journalistes revenus de tout, de ceux à qui on ne la fait pas, de ceux qui ont
    assez roulé leur bosse pour savoir déceler d’un seul coup d’œil les rôles de composition et le masque craquelé du modèle de vertu proposé à l’admiration éperdue des foules.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">Au coeur d’une démocratie, le journaliste tient une partition
    irremplaçable</span></b><span style="font-size: 11pt; color: black;">. C’est lui qui décrit la réalité, c’est lui dit ce qui ne va pas, qui pointe son stylo sur les trains qui n’arrivent pas à
    l’heure, c’est lui qui dit que le roi est nu. Tout cela est vrai mais seulement à quelques conditions. A la condition, bien évidemment tout d’abord, que ce journaliste soit indépendant des
    pouvoirs quels qu’ils soient. Pas évident dans un monde où, par définition, l’entreprise de presse ne peut pas vivre totalement déconnectée des logiques de l’argent. Mais il me semble que ce
    n’est pas du tout là que se situe l’essentiel. La vraie condition réside, me semble-t-il, dans le niveau d’exigence que le journaliste, ce gardien par excellence de nos libertés, veut bien
    s’assigner à lui-même.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <div style=
  "mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3;">
    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
      <tbody>
        <tr>
          <td style="background-color: transparent; border: #d4d0c8; padding: 0cm;" align="left" valign="top">
            <p style=
            "vertical-align: baseline; line-height: 37.9pt; text-align: justify; mso-element: dropcap-dropped; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly; mso-element-linespan: 3; mso-line-height-rule: exactly;">
            <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 50pt; color: black; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-text-raise: -4.5pt;"><span style=
            "font-family: Times New Roman;">V</span></span></b>
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 11pt; color: black;">erra-t-on naître un jour en France un <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">corpus</em> de règles déontologiques du journaliste&nbsp;?</span></b> <span style="font-size: 11pt; color: black;">Car, enfin, que peut signifier le «&nbsp;rôle de
    la presse&nbsp;» s’il n’y a pas une exigence supérieure qui, au-delà de la sacro-sainte et non-négociable indépendance, serait justement celle que tout journaliste qui <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">se respecte</em> doit essayer tant bien que mal de suivre et d’observer, à défaut de pouvoir toujours la suivre à la lettre&nbsp;? Je ne crois pas du tout à
    l’objectivité, tout simplement pour la raison que chacun d’entre nous – moi le premier – est porteur de sa part de subjectivité. En revanche, je veux croire à la rigueur intellectuelle, notion
    sûrement impalpable et contingente mais, pour autant, aussi précieuse à tout citoyen qu’au journaliste digne de ce nom. S’attacher aux faits, recouper ses informations et ses sources, agir avec
    prudence, considérer les enjeux et les personnes avant de traiter un sujet&nbsp;: tous les étudiants d’écoles de journalisme planchent sur ces concepts abstraits. Et, pourtant, que de dérives,
    que de dérapages, aggravés de nos jours par cette marée incontrôlable qu’est la toile d’Internet, avec ses emballements et ses mouvements panurgiques ! On assiste actuellement à une vraie chasse
    à l’homme, si je puis dire, menée contre Rachida Dati. Les journalistes qui la traquent jusque dans les recoins de l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg et qui vont jusqu’à épier à
    distance les conversations – purement privées – qu’elle tient<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> depuis son portable font-ils honneur à leur si noble profession&nbsp;? N’a-t-on pas,
    avec ces pratiques et cet acharnement plus que douteux, dépassé de très loin les bornes de la connerie, celle qui est <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>la plus tristement dommageable
    aux vrais enjeux dont une presse libre, rigoureuse, exigeante, responsable, devrait pourtant être porteuse&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">(1) Principaux ouvrages de Patricia Bouchenot-Déchin&nbsp;:
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">La Montansier&nbsp;: de Versailles au Palais-Royal, une femme d’affaires</em> (Perrin , 1993 et 2007), <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Au nom de
    la Reine</em>, roman (Plon et France Loisirs , 1998-2006), <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Henri Dupuis, jardinier de Louis XIV</em>, biographie (coédition Château de Versailles et
    Perrin, 2001-2007), <em style="mso-bidi-font-style: normal;">L’absente</em>, roman (Plon, 2004), <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Le roman de la Saxe</em>, essai (coédition Château de
    Versailles-Editions du Rocher, 2006).</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">(2)&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Fixés sous
    verre</em>, roman, par Caroline Pascal, Plon, 2003</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">(3)&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Derrière le
    paravent</em>, roman, par Caroline Pascal, Plon, 2005</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">(4)&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">La femme
    blessée</em>, roman, par Caroline Pascal, Plon, 2009</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">(5)&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Thierry
    Maulnier</em>, biographie, par Etienne de Montety, Julliard, 1994</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">(6)&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Honoré
    d’Estienne d’Orves, un héros français</em>, biographie, par Etienne de Montety, Perrin, 2001</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">(7)&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Salut à Kléber
    Haedens</em>, essai, par Etienne de Montety, Grasset, 1996</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">(8)&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Des hommes
    irréguliers</em>, essai, par Etienne de Montety, Perrin, 2006</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">(9)&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Notre
    histoire</em>, <em style="mso-bidi-font-style: normal;">conversation entre Hélie de Saint-Marc et August von Kageneck</em>, par Etienne de Montety, Perrin-Les Arènes, 2006</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">(10), <em style="mso-bidi-font-style: normal;">L’article de la
    mort</em>, roman, par Etienne de Montety, Gallimard, 2009, 297 pages, 18, 50 €</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 8pt; color: black;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt; color: black; mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Rédigé le dimanche 20 décembre 2009 – © Hervé PICHON</span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Dec 2009 11:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">93c7ea34e1304521c1387522054f39f8</guid>
                <category>Coups de coeur</category>        <comments>http://www.versailles-au-coeur.com/article-etienne-de-montety-un-autre-de-ces-versaillais-qui-ecrivent-41569309-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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